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Sabres de Buffalo: l’éternelle reconstruction

« Nous voulons travailler l’un pour l’autre » - Rasmus Dahlin

Sabres c. Canadiens
Photo Martin Chevalier Premier choix des Sabres en 2019, Rasmus Dahlin ne perd pas espoir quant au futur de son organisation.

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BUFFALO | Il y a deux grosses équipes sportives dans le nord de l’État de New York : les Bills et les Sabres. Dans la NFL, les Bills ont recommencé à rêver à une conquête du Super Bowl. Josh Allen est porteur d’espoir et il représente le plus beau talent depuis Jim Kelly et les quatre revers d’affilée au Super Bowl de 1990 à 1993. 

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Pour les Sabres, le récit est plus sombre. Pas mal plus sombre. Toujours au cœur d’une dispute avec les dirigeants de l’équipe concernant le choix d’une opération pour une blessure au cou, Jack Eichel attend chez lui de connaître son sort. 

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À 40 ans, Craig Anderson occupera le poste de gardien numéro un. L’Américain n’a joué que quatre matchs l’an dernier avec les Capitals de Washington, jouant principalement le rôle de troisième gardien. 

À l’entraînement sur la glace du KeyBank Center à la veille du premier match de la saison contre le Canadien, Don Granato avait concocté le premier trio suivant : Casey Mittelstadt au centre de Jeff Skinner et Vinnie Hinostroza. 

Skinner, un des pires contrats de la LNH à neuf millions par saison, n’a marqué que 7 buts l’an dernier à Buffalo. Hinostroza a touché la cible quatre fois en 26 matchs avec les Blackhawks et les Coyotes. Des trois, Mittelstadt est celui avec les meilleurs chiffres : 10 buts et 22 points. 

« Il faut de la patience, beaucoup de patience pour aimer les Sabres », a dit William, un chauffeur de taxi, à un représentant du Journal. « Si on peut gagner une chose cette année, ce sera un autre gros choix au repêchage. »

William, qui portait un chandail du receveur de passes Stefon Diggs des Bills, a assez bien résumé l’ambiance qui règne chez les partisans des Sabres. Le scepticisme est à l’honneur. 

Dahlin y croit

Les Sabres n’ont pas participé aux séries depuis 2011. 

Une longue sécheresse de dix ans. Au cours de ce règne de misère, ils ont parlé huit fois sur dix au sein du « top dix » au repêchage. Ils ont eu le 2e choix en 2014 avec Sam Reinhart, le 2e choix en 2015 avec Eichel, le premier choix en 2018 avec Rasmus Dahlin et encore le premier choix en 2021 avec le défenseur Owen Power. 

Reinhart est maintenant en Floride, Eichel se retrouve à l’infirmerie, alors que Power poursuivra son apprentissage avec les Wolverines du Michigan. Seul Dahlin est donc dans l’environnement de l’équipe. 

Aux yeux du jeune défenseur de 21 ans, les Sabres ont la capacité de sortir enfin la tête de l’eau.  

« Il y a de bons meneurs et de bonnes personnes, a noté le Suédois. Les gars restent humbles. Nous voulons travailler l’un pour l’autre. Nous sommes de bons amis à l’extérieur de la glace aussi. Pour moi, ça change tout. »

Les propos de Dahlin correspondaient à ce qui ressortait de l’entraînement des Sabres. Pendant plus d’une heure, Granato a multiplié les exercices dans la bonne humeur, pratiquant aussi un mini-match et rapprochant les deux filets pour des jeux dans une zone restreinte. 

Dans le vestiaire des Sabres, on cherchera aussi à oublier la saga Eichel. Le capitaine n’est plus là. En son absence, Kyle Okposo et Zemgus Girgensons seront les principaux meneurs. 

« Oui, c’est difficile d’ouvrir la saison sans lui [Eichel], a répondu Dahlin. Il est probablement l’un des meilleurs joueurs de la LNH. Nous nous ennuierons de lui. »

Dans une autre réponse, Dahlin a ensuite parlé du caractère du groupe et d’un effort collectif, lançant probablement une flèche à son ancien capitaine. 

« Nous aurons besoin de tout le monde. On parlait de Eichel tantôt, mais maintenant, ça revient à tout le monde. Nous devrons y arriver ensemble. Je crois que ça nous aidera défensivement aussi. » 

« On ne se casse pas la tête avec ça, a renchéri le centre Dylan Cozens. On sait qu’il ne sera pas là, donc on se concentre sur nous et on joue. »

Cozens et la progression

Sans Eichel, les Sabres se tourneront vers Mittelstadt, mais aussi vers Cozens. À 20 ans, le centre natif de Whitehorse au Yukon est l’un des beaux espoirs de la LNH. À l’image de son équipe, il a toutefois connu une saison difficile l’an dernier avec 13 points (4 buts, 9 passes) en 41 matchs. 

« Je veux m’améliorer tous les jours et je veux que l’équipe s’améliore tous les jours », a répondu Cozens quand on lui a parlé de ses attentes pour cette année. 

« Dylan, comme les autres joueurs, je n’ai pas d’attentes précises pour lui, a ajouté Granato. Je n’ai pas un nombre de buts ou de points en tête. Je souhaite voir une progression constante dans son jeu. »