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Bruno Marchand vise «l’itinérance zéro»

Bruno Marchand a dévoilé jeudi son plan pour répondre aux enjeux d'itinérance et de cohésion sociale au centre-ville de Québec.
Photo Dominique Lelièvre Bruno Marchand a dévoilé jeudi son plan pour répondre aux enjeux d'itinérance et de cohésion sociale au centre-ville de Québec.

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Bruno Marchand a annoncé jeudi qu’il vise «l’itinérance zéro» à Québec tout en décochant une flèche à Équipe Marie-Josée Savard qu’il accuse d’avoir «baissé les bras» devant cette problématique.

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«De notre avis, quand on nous présente les engagements pour cette problématique-là, les autres partis ont baissé les bras. Je dirais même plus précisément qu’Équipe Savard a baissé les bras», a affirmé M. Marchand, qui avait convié les médias sur le parvis de l’église Saint-Roch.

Le chef de Québec forte et fière (QFF) faisait référence à une publication de la candidate Émilie Villeneuve sur les réseaux sociaux mercredi. En réponse à un article faisant état de la grogne qui persiste dans Saint-Roch depuis l’implantation du refuge Lauberivière, elle a écrit que «la baguette magique n’existe pas», en précisant qu’il faut «se serrer les coudes et travailler tous ensemble pour améliorer les choses.»

«Quand on a appris hier dans les médias sociaux qu’ils disent ne pas avoir de baguette magique et qu’en attendant ils ne peuvent pas faire grand-chose, pour nous, ce n’est pas la bonne façon d’attaquer le problème [...] On abandonne les gens qui souffrent», a critiqué M. Marchand.

L’administration sortante a annoncé en mai une série de nouvelles actions pour favoriser la cohésion sociale, dont un entretien plus fréquent de l’espace public, une plus grande présence policière et l’installation de toilettes chimiques au Carré-Lépine. La Ville vient également de verser 50 000 $ à l’organisme «Le Local».

Itinérance zéro

M. Marchand déplore que «les tensions augmentent» malgré tout. Il plaide que la vision de «l’itinérance zéro» n’est pas utopique, puisque 27 villes au Canada ont adopté une cible semblable, et qu’elle constitue selon lui «le seul objectif humainement acceptable». Les organismes communautaires, le CIUSSS et le milieu de l’éducation seraient mis à contribution.

«L’itinérance zéro, ce n’est pas d’avoir zéro itinérant. C’est d’avoir moins de trois itinérants qui sont des itinérants chroniques pendant plus de trois mois. Donc, l’idée, c’est d’être capable de sortir ces gens-là [de l’itinérance] et de les sortir de façon durable», a précisé le candidat dans Saint-Roch—Saint-Sauveur Pierre-Luc Lachance.

Neuf mesures

Concrètement, QFF met de l’avant neuf mesures, dont la mise en place de rencontres de bon voisinage plus fréquentes, l’implantation d’au moins 100 logements sociaux pour la clientèle en transition, et l’installation d’un réseau de toilettes publiques autonettoyantes au coût annuel de 250 000 $.

D’autre part, le parti propose de créer une unité nocturne pour offrir ses services dans les secteurs où il y a des frictions, et d’investir 100 000 $ dans un projet pilote où des informations comme le nombre de lits disponibles dans les ressources environnantes ou le nombre de cafés solidaires ouverts seraient affichées dans les abribus du centre-ville.

La formation propose également que la Ville de Québec, à titre d’employeur, participe au programme de travail à la journée, d’octroyer 50 000 $ à l’organisme derrière la monnaie pour personnes vulnérables «entrai-dons», la mise en place d’activités de divertissement intérieures nocturnes, et d’offrir des formations destinées aux résidents dans les quartiers où l’itinérance est présente.