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Des drones pour aller piller des plantations de cannabis

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Les trafiquants de drogue raffinent leurs méthodes en utilisant des drones pour repérer et s'emparer de plants de cannabis en culture, a appris TVA Nouvelles. 

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Cela signifie que les cultures à l'air libre, même bien dissimulées dans des champs de maïs ou sur une île du fleuve Saint-Laurent ne sont pas à l'abri d'activités de pillage.

«Ils s'en servent (des drones) pour aller voler et ils mettent des "trackers" sur les automobiles pour savoir quand le résidant quitte, pour pouvoir aller voler les plants», a raconté Daniel Blackburn, président du Bloc Pot et candidat à la mairie de Bécancour, dans le Centre-du-Québec.

«Le plus grand danger pour les gens qui détiennent un permis de culture personnelle de cannabis médicale, ce sont les voleurs», s’est-il désolé jeudi.

L'ex-enquêteur d'élite de la Sûreté du Québec Paul Laplante confirme la nouvelle façon de faire. «Tu as un secteur qui est quadrillé. L'individu programme le drone et le drone part, fait le travail et enregistre ça. Tu peux le contrôler via ton cellulaire. C'est aussi simple que ça», a-t-il décrit.

L'ex-policier a eu vent d'une prolifération des vols de cannabis provenant d'autoproductions à des fins thérapeutiques ou encore de cultures clandestines.

Paul Laplante croit que ce phénomène ouvre la porte à des gestes de violence sur le terrain. D'ailleurs, le Bloc Pot rapporte qu'à Grand-Saint-Esprit, près de Nicolet, il y a trois semaines, un producteur de cannabis médical a été attaqué par un voleur armé d'un ciseau.