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L’Illusion tranquille de Mélanie Joly

L’Illusion tranquille de Mélanie Joly
Photo Agence QMI, Jean Balthazard

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Qu’attend donc la capitale du bilinguisme officiel, Ottawa, pour déposer sa nouvelle politique linguistique qui va entretenir une « Illusion tranquille » de la sécurité du français au Québec ?

Mélanie Joly, en qui certains voient une successeure possible de Justin Trudeau, n’a pas encore accouché de son projet.

D’après une source digne de foi à qui j’ai parlé, la ministre est disposée à aligner la position d’Ottawa sur ce qui reste de l’anémique loi 101 au Québec.

Too late

Maintenant que l’on a démographiquement et linguistiquement « asphyxié » les populations francophones hors Québec au point de les condamner à une disparition soudaine dès que l’on coupera le robinet des subventions qui les maintiennent artificiellement en vie, on est contraint, à Ottawa, d’envisager un autre genre de bilinguisme... un bilinguisme où c’est officiellement en français au Québec et réellement en anglais partout ailleurs.

De toute façon, l’anglicisation du Québec est déjà en cours. It’s too late ! Le gouvernement fédéral se permet de céder à la loi 101 parce qu’il sait qu’il a déjà gagné.

Avec son rêve de bilinguiser officiellement Montréal après un référendum, l’effronté Balarama Holness n’est qu’un prophète un peu en avance sur son temps...

Pays des farfelus

Selon toute vraisemblance, Mélanie Joly va admettre le bien-fondé de la loi qui stipule que le français est la langue officielle du Québec. Au Québec, ce pays des farfelus où même les juges de la Cour supérieure se prennent pour des humoristes, on va dormir au gaz avec une fausse sécurité linguistique.

Pendant l’Illusion tranquille que nous concocte Mélanie Joly, verra-t-on enfin la fin des ridicules panneaux qui disent « pont-bridge » ou « ici-here » ? Peut-être !

Disciplinera-t-on ces radios qui finaudent avec leurs licences du CRTC pour « frangliser » ? Probablement pas. Cela nous rappelle que les Québécois eux-mêmes sabotent le français au nom du joual. Et ça, ce n’est pas la faute de Mélanie Joly ou d’Ottawa !