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Restos et bars: des propriétaires heureux, mais pas à 100%

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Malgré la pénurie de personnel qui frappe toujours l’industrie, les propriétaires de bars et de restaurants étaient pour la plupart très heureux de l'annonce du gouvernement de lever d’autres restrictions dès le 1er novembre.

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«Oui, je suis vraiment content qu'ils ouvrent un peu le robinet. Reste à trouver le personnel maintenant», commente Hugues Philippin, l’un des propriétaires du restaurant Chic Alors! situé dans le secteur de Cap-Rouge, à Québec. 

«On a réactivé nos discussions avec le gouvernement la semaine dernière et on sent vraiment la volonté de nous aider», signale le président de la Nouvelle association des Bars du Québec (NABQ), Pierre Thibault.  

«On est super contents! Enfin, on peut sortir la tête de l’eau et commencer à rembourser les emprunts qu’on a faits dans les deux dernières années», se réjouit celui qui est aussi propriétaire de la Taverne Saint-Sacrement, à Montréal. 

Toujours le Centre Bell

Plusieurs d’entre eux soulèvent toutefois l’exemple du Centre Bell. 

«C’est une suite logique après la pleine capacité du Centre Bell et le fait que tout le monde est vacciné en restaurant. C’est important par contre que les restaurateurs respectent les règles afin d’éviter les dérapages», ajoute Ivan Waddell, associé et copropriétaire du restaurant Archibald dans le quartier Petit Champlain, à Québec. 

Pour sa part, le propriétaire de la microbrasserie Le Saint-Bock à Montréal, Martin Guimond, voit cette décision comme «un pas dans la bonne direction», mais il ne peut s’empêcher de pointer «l’hypocrisie là-dedans».  

«Comment peut-on dire à des restaurateurs qu’ils pourront opérer à pleine capacité tout en ayant à respecter une distance d’un mètre entre les tables?» s’interroge M. Guimond. 

«Le mètre de distance fait encore mal, surtout quand on voit qu’il y a 15 000 personnes au Centre Bell en train de danser pendant tout un match de hockey», plaide-t-il.  

  • Écoutez l’entrevue avec Martin Vézina, directeur affaires publiques et gouvernementales de l’Association Restauration Quebec au micro de Benoit Dutrizac sur QUB radio :

Encore des contraintes

L’amphithéâtre du Canadien de Montréal continue de déranger partout. 

«Ça va faire du bien mais il reste du travail à faire. Il va y avoir 21 000 personnes samedi au match d’ouverture au Centre Bell. C’est quoi la différence? J’ai hâte que les gens puissent s’amuser sans contrainte. Et le problème de main-d’œuvre est toujours là» mentionne Philippe Desrosiers, propriétaire de la brasserie L’Inox. 

«On devrait avoir la pleine capacité, comme le Centre Bell où les gens sont assis un à côté de l’autre; ils mangent et boivent, sans masque», proteste quant à lui Peter Sergakis, président de l'Union des tenanciers de bars du Québec. 

Pour sa part, le propriétaire du bar sportif Vegas 2.0, à Québec, a refusé d’applaudir ces assouplissements. «Je ne sortirai pas le champagne. Certains sont contents, mais pas tous. Les gens ne peuvent pas danser ni rien encore. Pour le premier match du Canadien, j’ai eu sept clients. Il faut arrêter d’avoir peur, sinon on ne pourra pas s’en sortir», a lancé Richard Poulin. 

«Je suis de l’avis de ceux qui disent qu’il ne devrait juste plus y avoir de restrictions, sauf le passeport sanitaire», termine Samuel Genest, copropriétaire du restaurant Sardines, à Québec. 

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