/news/provincial
Navigation

Campagne municipale: guerre de mots entre Savard et Marchand sur l’itinérance

GEN-COVID-19
Photo d'archives, Agence QMI

Coup d'oeil sur cet article

Marie-Josée Savard et Bruno Marchand, candidats à la mairie de Québec, se sont lancé des attaques croisées, vendredi, sur l’enjeu de l’itinérance.

• À lire aussi: Bruno Marchand vise l'«itinérance zéro»

En matinée, la cheffe d’Équipe Savard a dégainé la première. Elle a accusé son adversaire d’avoir fait une promesse «utopique», jeudi, en s’engageant pour une vision d’«itinérance zéro».  

«C’est irréaliste. C’est incroyable. Dire aux gens qu’on va atteindre zéro itinérant, c’est utopique, a-t-elle tonné. Trouvez-moi une place à quelque part au monde où on a réussi ça. Si ça existait, Montréal l’aurait fait depuis longtemps.» 

Mme Savard est allée jusqu’à se demander ce que M. Marchand compte faire des itinérants qui ont fait le choix d’être dans la rue. «Ces gens-là, il veut faire quoi avec, lui? Il veut les faire disparaître? s’est-elle interrogée. L’itinérance, il y en a que c’est un choix. On ne sera jamais capable de les empêcher d’en faire. Alors, essayons plutôt de les accompagner. C’est ça, en passant, le vivre-ensemble, aussi.» 

Énumérant diverses initiatives réalisées ces dernières années par l’administration municipale et par les partenaires du milieu, la candidate à la mairie a contredit son adversaire en jurant n’avoir jamais «baissé les bras» en matière d’itinérance. 

Réplique cinglante

Quelques minutes plus tard, Bruno Marchand, chef de Québec forte et fière (QFF), s'est enflammé sur la question. Pour lui, la réponse de Marie-Josée Savard au problème d’itinérance est «un aveu d’impuissance». «Dans le fond, ce qu’on nous dit, c’est que c’est une fatalité, qu’on ne peut rien changer. Ce que Mme Savard nous dit, c’est que, comme leader, je serai une technocrate et j’accepte la fatalité. Vous voulez savoir la différence entre Mme Savard et moi? Un leader, c’est que, malgré la complexité du problème et la complexité des solutions qu’on a à trouver, on n’abandonnera pas les gens.» 

Il a nommé plusieurs villes qui se sont engagées dans la vision zéro itinérance, dont Edmonton, Saint John, Hamilton. «Nous, on est trop cons pour aller vers des modèles comme ça? On n’est pas assez ambitieux?» Il se présente comme le maire qui sera capable de «se tenir debout», puisqu’il considère qu’il est «inacceptable» de tolérer la situation actuelle, avec des gens dans la rue qui vivent des difficultés, leur famille qui en souffre et les citoyens qui sont confrontés au problème.  

Les solutions passent selon lui par la concertation des ressources communautaires et de santé, par le logement supervisé, par la prévention, par l’injection de sommes importantes, mais surtout par une «volonté politique qui est infaillible». 

Dans son plan, il propose entre 500 000$ et 1 million de dollars dans un premier temps, ajoutant qu' «on va investir ce qu’il faut pour y arriver». 

«C’est pas vrai, qu’on va dire aux citoyens, présentement: “Débrouillez-vous, c’est votre problème, y’a rien qu’on peut faire.” C’est inadmissible, cette façon d’agir. C’est pas digne d’être maire.» 

Jean Rousseau, de Démocratie Québec, promet d'annoncer des actions contre l'itinérance. Entretemps, il soutient que la vision zéro est impossible à atteindre. 

«L'itinérance est un phénomène qui est en forte croissance. J'aimerais bien pouvoir dire que c'est possible [de l'éliminer], mais la réalité, c'est que ce ne l'est pas.» 

Il dénonce le «manque de respect» de l'administration Labeaume et Savard envers la population qui s'est retrouvée avec le problème dans leur cour, dans Saint-Roch. 

«Avoir déménagé Lauberivière dans avoir mis les citoyens dans le coup est une erreur magistrale.» 

À VOIR AUSSI...   

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.