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Le visage de Christian Dubé

GEN-CHRISTIAN-DUBE-VACCINATION
Photo Agence QMI, Joël Lemay Christian Dubé
Ministre de la Santé et des Services sociaux

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Les prises de vue du ministre Christian Dubé, forcé d’annoncer cette semaine le report d’un mois de la date butoir pour la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé, figureront parmi les images marquantes de cette pandémie au Québec.

Les traits tirés, les yeux cernés après trop de nuits d’insomnie : l’expression de ce très solide ministre, aimé des Québécois, traduisait de manière désarmante tout le désarroi qui l’habite.  

M. Dubé a bien dû se rendre à l’évidence qu’il devait reculer, devant l’impact que représentait l’absence des non-vaccinés dans le réseau de la santé.  

Sinon, on fonçait dans le mur, a statué celui qui a misé, à tort ou à raison, sur l’importance d’assurer la continuité des services. 

Suite navrante 

Le fil des événements ayant précédé cette volte-face s’est avéré des plus frustrants pour quiconque respecte les règles et s’est fait vacciner. 

De voir les syndicats réclamer, aux côtés du PQ, un report de la date butoir était navrant. Au lieu de mettre toutes leurs énergies à convaincre leurs membres d’aller se faire vacciner, et ainsi participer à l’effort collectif, les syndicats ont préféré faire eux aussi de la petite politique.  

Lors de la commission parlementaire cet été, les syndicats s’étaient opposés à la vaccination obligatoire, sous prétexte de défendre la « libarté » de leurs membres à refuser le vaccin. Une vraie honte ! 

Bêtise humaine 

Comment penser que les 22 446 employés de la santé qui n’ont pas encore reçu leurs deux doses puissent encore avoir besoin de temps pour y réfléchir ? Ils n’ont pas entendu les campagnes d’information et de sensibilisation dont nous sommes inondés depuis des mois ? Ils ne savent pas lire ? Ils ont oublié leurs études ? Ils sont incapables de s’informer auprès de sources valables pour se rappeler en quoi consistent les vaccins et leur action.  

Il ne faut pas sous-estimer la bêtise humaine. La pandémie la fait ressortir allègrement à bien des égards.