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Mairie de Québec: les missions économiques à l’étranger là pour rester

Les candidats croient qu’il faut faire rayonner Québec à l’international

Labeaume visite chantier naval Saint-Nazaire
Photo d'archives, Jean-Luc Lavallée En novembre 2018, Régis Labeaume s’était rendu au réputé chantier naval de Saint-Nazaire, lors d’une mission économique, en France. Le PDG du chantier, Laurent Castaing, avait fait offert une visite au maire de Québec.

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Les candidats à la mairie ont l’intention de continuer les missions à l’étranger pour faire rayonner Québec, mais insistent sur l’importance d’être transparent sur leurs coûts et retombées.

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Le Journal a questionné chacun des candidats à la mairie pour connaître leur vision de la représentation de Québec à l’international. 

Pendant les 14 années de son règne, le maire Régis Labeaume s’est rendu à l’étranger à de nombreuses reprises, soulevant parfois les critiques de ses adversaires politiques. 

Les cinq candidats à la mairie ont tous affirmé qu’ils se feraient ambassadeurs de la Ville. Marie-Josée Savard souligne qu’avec la relance post-pandémique, il sera primordial de mettre l’accent sur la main-d’œuvre et l’attraction touristique.

« Il faut choisir les missions. Chaque mission qui se trouve à être pertinente et qui amène des retombées économiques ou autres » doit être considérée, dit-elle.

Rentabilité

Bruno Marchand, de Québec Forte et Fière, choisirait ses déplacements en fonction de la rentabilité. « Certains voyages à l’étranger sont indispensables pour placer Québec sur la map et pour amener des relations qui vont nous permettre de développer Québec d’une meilleure façon. »

Une administration Marchand rendrait tout public sur un tableau de bord. « Il faut démontrer la rentabilité et les coûts aux citoyens et être transparents. Sinon, ça devient trop facile de voyager tout le temps et pour toute chose. »

Jean-François Gosselin, de Québec 21, estime aussi que la transparence est incontournable. Pour la relance, « ça va passer par des missions économiques avec nos gens d’affaires et l’industrie touristique. » Il croit que certaines rencontres peuvent se faire en virtuel. « C’est un mix des deux. Il faut toujours penser en termes de retour sur l’investissement. » 

Jean Rousseau, de Démocratie Québec, souligne le rôle essentiel de Québec dans le patrimoine. Il veut aussi axer sur l’innovation et la culture. « Le maire se doit d’être un ambassadeur et d’ouvrir certains marchés pour la main-d’œuvre. » 

Jackie Smith, de Transition Québec, ralentirait quant à elle le rythme des missions et concentrerait celles-ci en Amérique du Nord, pour faire connaître nos bons coups en environnement et en économie et pour faire valoir la langue française. 

Et l’anglais ?

Des cinq candidats, seule Marie-Josée Savard ne parle pas couramment l’anglais qui est considérée comme la langue internationale.

Est-ce essentiel pour être maire de Québec et représenter sa ville à l’étranger ? Oui, estiment MM. Marchand et Gosselin. Pas forcément, pensent Mme Savard et M. Rousseau. Selon ce dernier, « c’est un atout, mais pas une nécessité absolue ». Mme Savard a l’intention de remédier rapidement à la situation en suivant des cours.  

Un maire en voyage  

Quelques missions réalisées depuis 2018 et jusqu’au début de la pandémie 

Régis Labeaume a participé à une cinquantaine de missions à l’extérieur du Québec depuis 2007.

Entre 2007 et 2017, elles ont apporté des retombées économiques de 38 millions $.   

  • Washington : Janvier 2018  
  • San Francisco : Avril 2018  
  • New York : Mai 2018   
  • Philadelphie : Septembre 2018  
  • Paris, Nantes, Rennes et Saint-Nazaire, France : Novembre et décembre 2018  
  • Cracovie, Pologne : Juin 2019   

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