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Mairie de Québec: «un gros handicap» de ne pas être bilingue, croit Bruno Marchand

Bruno Marchand, et plusieurs candidats, dont Catherine Morissette, dans Les Monts, ont présenté leur engagement pour la construction de centres communautaires.
Photo courtoisie Bruno Marchand, et plusieurs candidats, dont Catherine Morissette, dans Les Monts, ont présenté leur engagement pour la construction de centres communautaires.

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Ne pas parler couramment anglais représente un obstacle majeur pour le maire de Québec, qui est appelé régulièrement à effectuer des missions à l’étranger, selon Bruno Marchand.

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Le candidat à la mairie réagissait, dimanche, au reportage du Journal, qui traitait de la volonté de tous les aspirants maires à poursuivre les missions à l’international une fois à l’hôtel de ville. On apprenait que Marie-Josée Savard est la seule des cinq candidats à ne pas parler couramment anglais. 

«Ce n’est pas impossible d’être maire sans parler anglais, mais c’est, je pense, un gros handicap. Pour la capacité d’innover, d’amener les bonnes pratiques, de créer des liens, de représenter Québec, ne serait-ce que sur les enjeux de pénurie de main-d’œuvre en recrutement international, il y a là une nécessité», a affirmé le chef de Québec Forte et Fière (QFF), qui est lui-même bilingue.

Cours d’anglais

Dans une entrevue au Journal samedi, Mme Savard avait indiqué qu’elle se «débrouille» dans la langue de Shakespeare. Elle a manifesté son intention de suivre des cours et de «travailler très fort pour être encore meilleure», et ce, «assez rapidement», puisque pour elle, «c’est un incontournable». 

M. Marchand estime qu’il est possible de s’améliorer, mais ne croit pas possible de devenir bilingue, pour pouvoir soutenir des conversations, tout en étant maire de la Ville. «Être maire en même temps que d’apprendre une nouvelle langue, c’est presque impossible, par le temps qui va manquer.»

Son adversaire Jackie Smith, dont la langue maternelle est l'anglais et qui est francophile, a dénoncé ces propos. «C'est un commentaire indigne d'un aspirant maire de la capitale francophone des Amériques. Il faut représenter notre ville en français et arrêter de s'aplaventrir devant l'anglais. Si moi je comprends ça, M. Marchand devrait aussi», a-t-elle exprimé.

Centre communautaire

Par ailleurs, QFF présentait, dimanche, un engagement à s’inspirer de la méthode employée au centre du Jardin, à Charlesbourg, pour construire de nouvelles infrastructures communautaires. Le parti a déploré que la Ville ait renoncé à imiter le modèle d’ailleurs. Celui-ci s’est fait en partenariat avec l’Office municipal d’habitation, la Caisse populaire, le ministère de l’Éducation et un organisme de loisirs, qui se sont partagé les coûts. Cela a permis d’aménager des logements sociaux à l’étage du centre communautaire et de réduire les coûts initiaux. 

L’élaboration du projet a été «complexe» et c’est pourquoi la Ville a choisi de reculer pour trois autres projets semblables, a indiqué la candidate Catherine Morissette. «La concertation demande du temps et du travail. Il ne faut pas avoir peur de travailler.» QFF promet de réactiver les projets abandonnés, notamment parce que cela permet de la mixité sociale, mais aussi des économies sur la construction. Le projet était estimé à 5,5 millions $ et avec les économies réalisées, il a coûté au final 3,5 millions $.

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