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Pénurie de main-d’œuvre: négocier son salaire, mais surtout ses conditions de travail

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Alors que la pénurie de main-d'œuvre continue de se faire ressentir, les employés ont le gros bout du bâton.

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La négociation de salaire dépend de plusieurs facteurs, selon M. Dos Santos-Soares, comme le poste et la taille de l'organisation. 

Mais outre renégocier son salaire, il faut aussi renégocier ses conditions de travail et l'organisation du travail. 

«Je pense que c’est une récompense intrinsèque qu’on devrait chercher, pas juste l’argent», explique Angelo Dos Santos-Soares, professeur au Département d'organisation et ressources humaines à l'UQAM. 

«On ne peut pas mettre une étiquette sur combien ça coûte, par exemple, notre santé physique, notre santé mentale ou la conciliation travail-famille», ajoute-t-il.

Selon lui, les employeurs doivent faire une gestion plus novatrice et donner à leurs employés plus de flexibilité, comme la possibilité de faire du télétravail. 

«C'est avoir des horaires flexibles, donner de meilleures conditions de travail en respectant vos employés comme êtres humains», dit M. Dos Santos-Soares. 

Selon lui, c'est la clé de la réussite. Les entreprises qui font de la gestion de manière plus moderne ont de très bons taux de rétention du personnel, pas de taux de roulement et pas d’absentéisme. 

«Toutes ces variables-là, l’employeur ne dépense pas d’argent, mais c'est une solution gagnante pour les deux côtés, à mon avis.»

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