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Plus d’un million de personnes en situation de pauvreté au Québec

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Dimanche, c'est la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. C'est d'actualité, car quelque 1,2 million de personnes sont présentement en situation de pauvreté au Québec, dont 600 000 dans le grand Montréal.

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On estime qu'une personne seule est en situation de pauvreté si elle gagne entre 22 000$ et 28 000$ par année dans une ville comme Montréal, tandis que pour une famille de quatre personnes, c'est un montant de 44 000$ annuellement. 

«Dans une ville comme Montréal, avec les coûts de logement qui ont augmenté de façon astronomique, on se retrouve à payer 150$ à 200$ de plus par mois; ce que ça cause, dans les faits, c’est un recours aux banques alimentaires», explique Claude Pinard, président-directeur général de Centraide du Grand Montréal. 

«On va aussi voir des familles obligées de se déraciner de leur quartier, donc quitter le tissu social autour qui les aide à passer à travers différentes situations, donc créer de l’anxiété chez l’enfant; et aussi certaines familles vont accepter, parce qu’elles n’auront pas le choix, d’aller vivre dans des logis insalubres.»

Selon M. Pinard, l’avantage de Centraide, c’est que l'organisation se retrouve au centre du triangle que sont le public, le privé et le communautaire.

Centraide a donc l’opportunité de jouer un rôle de rassembleur sur la question de la sécurité sociale, de la sécurité alimentaire, du logement et de la violence conjugale. 

«Ce qui est important pour nous, c’est de définir ensemble ce qui est acceptable à Montréal et ce qui ne l’est pas, pour fixer nos objectifs, et de collectivement dire: voici où on doit faire une action. Et s’assurer que nos actions doivent porter.»

  • Écoutez l'entrevue de Richard Martineau avec Mathieu Frappier, coordonnateur du Réseau des organismes et intervenants en itinérance de Laval sur QUB radio :

L'importance de l'éducation

M. Pinard explique qu'en ce moment, à Montréal, il y a des quartiers où 41% des enfants ne terminent pas leur secondaire.

«C’est sérieux. Donc quel est le premier facteur déterminant de la pauvreté? C’est l’éducation», souligne-t-il. «On doit s’assurer que les enfants puissent rester à l’école pour qu’ils puissent éventuellement briser le cycle de la pauvreté.»

Plusieurs facteurs peuvent favoriser une situation de pauvreté, comme une perte d’emploi ou un enjeu de santé mentale ou psychologique. 

Il y a 11 Centraide au Québec qui investissent 90M$ dans les communautés, «ce qui fait de Centraide le plus important investisseur sociocommunautaire après le gouvernement», note M. Pinard.

«C’est important d’appuyer la campagne cette année parce que ce qu'on voit, c’est que la pandémie n’est pas terminée, et on voit énormément de fatigue de la part des organismes communautaires qui doivent aussi composer avec la pénurie de main-d’œuvre», note-t-il. 

Les gens qui veulent faire un don à Centraide sont encouragés à le faire sur leur site web

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