/news/politics
Navigation

Assemblée nationale: les oppositions veulent un gel des tarifs d’Hydro-Québec

Assemblée nationale: les oppositions veulent un gel des tarifs d’Hydro-Québec
Photo d'archives, Agence QMI (Joël Lemay)

Coup d'oeil sur cet article

La forte hausse des coûts d'électricité résidentiels prévue l’an prochain constitue un échec du gouvernement Legault, estiment des partis d'opposition, lesquels réclament un gel des tarifs et la réouverture de la loi caquiste.

• À lire aussi: Électricité: importante augmentation en vue pour les clients d'Hydro

«C'est une mauvaise politique pour monsieur Legault», a déclaré en entrevue le libéral Pierre Arcand, porte-parole en matière d’énergie pour l'opposition officielle à Québec. «C'est une politique qui va faire en sorte que les Québécois vont payer le prix.» 

  • Écoutez l'entrevue du porte-parole d'Hydro-Québec Maxence Huard-Lefebvre avec Benoît Dutrizac sur QUB radio:  

Le Journal rapportait lundi matin qu'après l’épicerie et l’essence, l’électricité aussi ferait mal aux familles, avec une hausse du tarif résidentiel qui pourrait grimper de presque 3% l’an prochain.

À la fin de 2019, le gouvernement de la CAQ a adopté sa loi 34 visant à simplifier la tarification d’électricité, alors que la pression s’accentuait pour le remboursement des trop-perçus de 1,5 milliard d’Hydro.

Cette dernière permet à Hydro-Québec de hausser le tarif résidentiel selon l'inflation jusqu'en 2025, sans tenir compte de la Régie de l’énergie.

Lors de l'étude du projet de loi en 2019, les partis d'opposition et la plupart des experts craignaient d'ailleurs que les Québécois paient les frais d'une forte augmentation de l'inflation. Depuis l'été, le coût de la vie a justement grimpé en flèche, et les experts estiment qu'il continuera de croître durant plusieurs mois.

«Il est clair que les Québécois vont devoir payer des augmentations de tarifs extrêmement importants. Mais en fin de compte, on ne sait pas si les Québécois vont payer le juste prix», a affirmé M. Arcand, précisant qu'il est difficile pour Hydro-Québec de justifier de tels tarifs.

Le député libéral Pierre Arcand
Photo d'archives
Le député libéral Pierre Arcand

En évitant l'autorité de la Régie de l'énergie, Hydro-Québec n'a pas à étaler publiquement ses revenus d'exportation et ses dépenses, critique-t-il.

Un gel

Aujourd'hui, les libéraux et les solidaires demandent au ministre des Ressources naturelles, Jonatan Julien, d'intervenir en gelant les tarifs.

«Le gouvernement doit reconnaître qu'il s'est trompé en adoptant la loi 34 et émettre un décret pour geler les tarifs pour la prochaine période tarifaire. Hydro-Québec appartient à tous les Québécois et Québécoises, et c’est inacceptable de laisser une logique de libre marché en place pour gérer cette société d’État», a signalé Manon Massé, porte-parole de QS en matière d’énergie, ajoutant que seul un organisme indépendant comme la Régie de l’énergie peut déterminer la hausse ou la basse des tarifs d’électricité.

Rouvrir la loi

Le porte-parole en matière d’énergie pour le Parti Québécois, Sylvain Gaudreault, demande à son homologue de la CAQ de mettre un terme à cette «improvisation» et de rouvrir la loi. 

«M. Legault pensait retourner de l'argent dans les poches des Québécois et c'est le contraire qui est en train d'arriver, malheureusement pour les consommateurs québécois. Ça veut dire que le gouvernement avait improvisé cette réforme-là», a-t-il dit, affirmant que le ministère doit maintenant intervenir. «Demain, c'est le discours inaugural du premier ministre, j'espère qu'il va en profiter pour dire qu'il s'est mis le doigt dans l'œil.»

À voir aussi