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Débat: Savard talonnée sur la question de l’environnement

Elle a dû défendre le bilan de l’administration sortante lors d’un nouveau débat lundi

Quebec
Photo Stevens Leblanc Les cinq principaux candidats à la mairie de Québec ont croisé le fer lors d’un nouveau débat, lundi soir, au Musée de la civilisation, cette fois sur la thématique de l’environnement.

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Marie-Josée Savard a dû défendre le bilan de l’administration sortante en matière d’environnement, lundi soir, lors d’un rare débat sur ce sujet en élection municipale.

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Les adversaires de Mme Savard n’ont pas manqué de souligner que la canopée a diminué de 1 % depuis 2015, ou encore que la Ville de Québec est loin de son objectif de réduction des gaz à effet de serre (GES).

« Entre 2010 et 2017, la Ville de Québec a réduit ses GES de 0,6 % et on nous dit qu’on va les réduire de 45 % d’ici 2030. La cible est bonne, mais je ne pense pas qu’on a les bons porteurs ou les bonnes porteuses pour y arriver », a lancé Bruno Marchand, de Québec Forte et Fière, durant la joute de 120 minutes organisée au Musée de la civilisation par un regroupement d’organismes en environnement et en urbanisme.

Patience, dit Savard

La dauphine de Régis Labeaume a martelé que la Ville était loin d’avoir les bras croisés en mettant de l’avant 120 actions en matière de développement durable, en s’engageant à protéger 50 boisés, ou encore en voulant planter 100 000 arbres d’ici 2027.

Elle pense que les retombées écologiques du futur tramway ou du centre de biométhanisation seront importantes d’ici quelques années. « Il faut être patient un petit peu », a-t-elle demandé en mêlée de presse.

D’autre part, elle a ouvert la porte à la planification d’une deuxième phase du réseau structurant vers Charlesbourg et Lebourgneuf, sans préciser le mode qui serait privilégié. Selon elle, « le calendrier pourrait ressembler à une réalisation dans environ 10 ans ».

Troisième lien

Lorsque les cinq chefs ont été confrontés au fait scientifique voulant que l’augmentation de la capacité routière favorise l’étalement urbain, seule Jackie Smith a saisi l’occasion pour déclarer son opposition ferme au troisième lien du gouvernement Legault, qui sera à son avis « désastreux pour l’environnement ».

Jean Rousseau a réitéré sa position en faveur d’un tunnel dédié au transport collectif dans un autre segment, alors que les autres candidats ont surtout mis l’accent sur l’importance d’augmenter le transfert modal par des options autres que la voiture plus attrayantes.

Pour Mme Savard, le tramway est la « pierre angulaire » pour réduire la dépendance à l’auto, tandis que Jean-François Gosselin a fait valoir la rapidité de son métro léger.

Quoi qu’en disent plusieurs experts et ses adversaires, celui-ci a maintenu que son projet était réalisable pour un coût similaire à celui du tramway.

La question de l’itinérance

Par ailleurs, M. Marchand a eu une prise de bec avec Mme Savard sur la vision « zéro itinérance » qu’il prône, en rappelant qu’un des objectifs de la nouvelle Stratégie de développement durable de la Ville est d’éliminer la pauvreté.

« Marie-Josée Savard nous dit depuis la semaine dernière que c’est impossible, ces objectifs ambitieux là » a-t-il déploré.

« Zéro itinérant, ce n’est pas zéro pauvreté. C’est mélanger deux dossiers », a rétorqué Mme Savard. 

Les chefs et l’environnement 

« Il faut arrêter de se questionner et de vouloir avoir le projet parfait, parfait, qui va plaire à l’unanimité. Je pense sincèrement qu’au moment où on se parle, le projet qui a été travaillé est le bon projet pour Québec. »

– Marie-Josée Savard (Équipe Marie-Josée Savard) à propos du projet de tramway

« C’est fini le temps des promesses, c’est fini le temps d’absence de transparence, c’est fini le temps des paroles qui endorment et de l’incapacité de livrer des résultats. [...] C’est définitivement le temps d’un renouveau à l’hôtel de ville. »

– Bruno Marchand (Québec Forte et Fière)

« Ça me fait toujours un peu sourire d’entendre mes collègues parler de la vertu et de protéger des milieux humides alors que dans le secteur Le Gendre, Chaudière, les milieux humides sont menacés avec l’implantation du futur garage du tramway qui est grand comme 6 terrains de football. »

– Jean-François Gosselin (Québec 21)

« C’est un effort collectif, ce n’est pas juste des efforts individuels. »

– Jean Rousseau (Démocratie Québec)

« Les changements climatiques, ce n’est pas dans un avenir lointain, c’est là. Il y a urgence d’agir maintenant. »

– Jackie Smith (Transition Québec)

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