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Canadien : se regarder dans un miroir!

GEN - LNH RANGERS Vs CANADIENS
Photo Martin Alarie En ce début de saison, on s’interroge à propos des Tyler Toffoli, Brendan Gallagher et Nick Suzuki.

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Un seul attaquant a réussi à marquer en neuf périodes. L’autre but, pour un total de trois depuis le début de la saison, appartient à un défenseur « réserviste. »

Il est encore tôt. Et, si l’on n’a aucune raison de paniquer, par contre on doit s’interroger. Toutes les projections, notamment une attaque qui ne causera aucun souci, une brigade défensive qui saura s’ajuster en cours de route, laissent entrevoir qu’on apportera les correctifs qui s’imposent.

Il faudra les faire vite. Le Canadien se retrouve déjà dans une position inconfortable et il devra compenser ce retard par une série de victoires. Mais, encore faut-il que l’équipe marque des buts.

Certes, le début de saison a été lancé dans des conditions qu’on n’avait sûrement pas prévues.

Carey Price, cette nouvelle a pris tout le monde par surprise.

A-t-il affecté à ce point un groupe qui avait secoué le monde de la Ligue nationale il y a quelques mois à peine ?

Pourtant, ça ne devrait pas être le cas, car Jake Allen a été efficace jusqu’ici, limitant les Leafs et les Rangers à quatre buts.

Il y a aussi le cas de Mike Hoffman, embauché pour jouer un rôle de premier plan surtout en supériorité numérique. Or, il est arrivé au camp d’entraînement avec un problème. L’attaque à cinq a atteint un taux de médiocrité qui explique en partie cette fiche de 0-3. Mais, attention, à son retour, il ne sera pas le sauveur.

L’entraîneur le sait.

Dominique Ducharme devra trouver des solutions. On ne panique pas, mais le modèle d’affaires qu’on avait peaufiné pendant l’entre-saison, en ajoutant de nouveaux visages aux effectifs déjà en place, a besoin d’une révision complète.  

On ne tombera pas dans les projections ni les statistiques, qui n’offrent rien de bien rassurant, mais que les meilleurs patineurs en attaque, sauf Jonathan Drouin et ses deux compagnons de jeu, Josh Anderson et Christian Dvorak, fonctionnent au super ralenti, ça invite à une longue réflexion.

Des questions

Pourquoi Nick Suzuki n’est-il pas menaçant ?

Comment expliquer que Cole Caufield éprouve des ennuis à semer l’inquiétude chez l’adversaire ?

Pourquoi Tyler Toffoli se fait-il aussi discret au point de se retrouver sur le troisième trio ?

Pourquoi Brendan Gallagher, toujours animé par une détermination de tous les instants, n’obtient-il plus les mêmes résultats ? Au contraire. On est en droit de s’inquiéter. Son style du patineur fougueux ne semble plus déranger les défenseurs adverses.

Les unités spéciales ne montrent aucune créativité et les habitués de la supériorité numérique sont empêtrés dans un bourbier, c’est inquiétant. Également, en infériorité numérique, ce n’est pas encourageant. Certes l’absence de Joel Edmundson peut expliquer certaines carences, mais ce n’est pas l’unique raison expliquant des résultats aussi décevants.

Évidemment, la question qu’on doit se poser : y a-t-il un joueur capable de compléter le duo Suzuki/Caufield? Un ailier gauche pouvant exercer un échec avant et récupérer des rondelles en fond de territoire.

Ou doit-on envisager la possibilité de séparer ces deux jeunes joueurs ? 

Un contraste

Cette fiche de 0-3 fait contraste avec les débuts de saison auxquels nous avait habitués le Canadien au cours des dernières années. 

Et ça complique le travail des entraîneurs.

Dominique Ducharme a été dans l’obligation de jongler avec ses lignes d’attaque au deuxième match de la saison, contre les Sabres de Buffalo, une équipe de piètre qualité.

Contre les Rangers, Toffoli s’est retrouvé avec Jake Evans et Gallagher. Jusque-là, il avait été invisible et il l’a de nouveau été samedi soir. Comment expliquer que cette équipe, si intense pendant les séries éliminatoires, si courageuse dans l’adversité, si coriace au point de semer la confusion chez l’adversaire, n’ait déployé le même enthousiasme, le même esprit de compétition que pendant dix minutes, les dix premières minutes du match contre les Maple Leafs ?

Quelle est la vraie personnalité de cette équipe ?  

Si Gallagher répète, depuis quelques jours, que le sentiment d’urgence doit se manifester chez tout un chacun, c’est que l’effort au boulot est à un très bas niveau.

Et, comme résultat, ça donne un bilan de 0-3. 

Drouin : ce fut trop court  

On s’y attendait.

Les partisans du Canadien tenaient à saluer les performances de l’été dernier de leur formation.

Ils n’ont pas raté l’occasion. Enfin, on se retrouvait dans un Centre Bell bondé. L’esprit était à la fête, mais les patineurs du Canadien n’ont pas été nécessairement des hôtes capables d’emboîter le pas.

Ils ont gâché la soirée.

Les cérémonies marquant les événements des séries éliminatoires auraient dû inspirer la troupe. Ça n’a pas été le cas. L’ovation réservée à Carey Price était grandement méritée, et on aurait pensé qu’il y avait là une belle source de motivation pour les patineurs.

L’idée de garder Jonathan Drouin à la toute fin de la présentation était géniale. Mais, peut-on m’expliquer pourquoi on a coupé court les applaudissements pour souligner qu’il s’agissait de l’édition 2021-22 du Canadien ? On aurait dû laisser les partisans terminer leur message d’appui à Drouin.  

Mais non.

Drouin venait à peine de rejoindre ses coéquipiers sur la ligne bleue qu’on s’empressait de souligner qu’il s’agissait de l’édition 2021-2022 du Canadien.