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Une semaine émotive pour la famille Lapierre

Alors que sa carrière de hockeyeur était en danger en 2019, le Québécois Hendrix Lapierre a réussi ses débuts dans le circuit Bettman haut la main

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Photo AFP Hendrix Lapierre (numéro 29) a marqué son premier but dans la LNH dès son premier match, le 13 octobre dernier, sous les yeux de ses parents, qui étaient venus le voir à Washington.

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La vie se charge parfois d’écrire des scénarios que même les meilleurs réalisateurs d’Hollywood n’auraient pu égaler. C’est un peu ce qu’a vécu la famille d’Hendrix Lapierre, au cours des derniers jours.

Son père, Bruno, est revenu de Washington dimanche, en compagnie du frère d’Hendrix, Sébastien, et de sa sœur Ariane. Sa mère, Marie-Noëlle Parent, était quant à elle partie jeudi dernier avec ses parents, Raymond et Lise, au lendemain du premier match en carrière dans la LNH de son fils.

La famille d'Hendrix Lapierre dans une loge à Washington avant son premier match dans la LNH, le 13 octobre 2021.
Photo courtoisie, Marie-Noëlle Parent
La famille d'Hendrix Lapierre dans une loge à Washington avant son premier match dans la LNH, le 13 octobre 2021.

Mais peu importe le moment de leur retour au Canada, ils y sont revenus avec des souvenirs qu’ils ne sont pas près d’oublier. 

Pas seulement parce qu’Hendrix a joué un premier match dans la LNH ou même qu’il a inscrit un premier but en carrière.

« Juste avant le début du match, quand j’ai entendu la foule crier et que ça s’est mis à gronder, je me suis imaginé Hendrix qui était en dessous et qui entendait tout ça et qui réalisait que c’était vrai, que la vraie affaire commençait. Il y avait 20 000 personnes dans l’aréna et ils venaient voir Hendrix jouer. Mon trop-plein d’émotions, c’est là qu’il est sorti », raconte Bruno Lapierre lors d’un entretien téléphonique avec Le Journal, lundi.

« Mes parents le suivent depuis qu’il est tout petit, renchérit quant à elle Marie-Noëlle Parent. Nous avons quatre enfants et on ne pouvait pas toujours être à l’aréna, mais eux, ils y étaient presque toujours. Quand Hendrix a compté son but, mon père s’est littéralement effondré dans mes bras. On parle beaucoup de la fierté des parents, mais il ne faut pas oublier celle des grands-parents. »

LONGUE ROUTE

Si tout le monde était aussi ému de voir Hendrix Lapierre avec son chandail no 29 des Capitals de Washington, c’est aussi parce qu’ils ont été témoins de la résilience du jeune joueur de centre lors de son année de repêchage. 

D’ailleurs, les deux parents nous l’ont confié sans se consulter : ils ont craint, lors de la saison 2019-2020, que leur fils ait à mettre un terme à sa carrière de hockeyeur.

Rappel des faits : le 21 novembre 2019, Lapierre est frappé par l’attaquant Jakob Pelletier et doit quitter la rencontre. On croit alors qu’il vient de subir une troisième commotion cérébrale en neuf mois. Par la suite, la récupération se fait lentement, très lentement, si bien qu’en janvier, son agent Philippe Lecavalier demande l’aide du physiothérapeute Dan Dyrek, en Floride. On découvre alors que Lapierre est aux prises avec des symptômes liés à une blessure cervicale et que c’est la raison pour laquelle son état ne s’améliore pas.

Les traitements de M. Dyrek finiront par lui permettre de revenir à 100 % et, surtout, de rassurer les équipes de la LNH qui craignaient une fragilité chez Lapierre en raison des commotions cérébrales. Ce fut à tout le moins le cas des Capitals, qui l’ont réclamé au 22e rang au total.

« Le hockey est un sport violent. Avant de savoir ce qu’il avait vraiment, on se demandait si son rêve était terminé. Est-ce que ce coup était le dernier ? La LNH, si ça ne fonctionne pas, tu peux toujours faire carrière en Europe. Mais là, on se demandait s’il jouerait au hockey à nouveau », se remémore son père.

ANNONCE ÉMOTIVE

Le moment où les Capitals ont confirmé à Lapierre qu’il entamerait la saison avec l’équipe a donc été fort émotif pour toute la famille.

« Il m’a texté qu’il rencontrait l’entraîneur dans 10 minutes. J’étais dans la cuisine, en train de mourir avec mon téléphone dans les mains, raconte sa mère en riant. Il m’a ensuite appelé par FaceTime et quand j’ai vu son beau sourire, je savais. Il m’a juste dit : faites vos valises, je joue mercredi soir. Ç’a été un moment émotif, mais... on est une famille de brailleux ! »

Les Lapierre ne savent maintenant pas s’ils auront l’occasion de revoir Hendrix en action dans un match de la LNH cette saison. Les Capitals ont mentionné vouloir réévaluer sa situation tous les jours et il n’est pas exclu qu’il soit retourné dans les rangs juniors au cours des prochaines semaines.

D’ici là, toute la famille espère qu’il sera en uniforme lundi prochain, lors de la visite des Capitals à quelques kilomètres de chez eux, à Ottawa, pour y affronter les Sénateurs.

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