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Deux femmes s’affrontent à la mairie de Saguenay

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À la tête de la municipalité de Saguenay depuis quatre ans, la première magistrate Josée Néron défend son bilan dans la course à la mairie, où elle affronte la conseillère municipale sortante Julie Dufour.

Jeune enfant, l'élève Néron se proposait déjà pour représenter ses collègues. «J'étais toute petite et j'étais déjà celle qui était impliquée dans toutes sortes d'organisations», dit la mairesse sortante de Saguenay.

Ce goût pour la politique lui est resté. La cheffe de l’Équipe du renouveau démocratique (ERD) aime essayer d'améliorer la qualité de vie des gens.

«On est simplement la bougie d'allumage dans un dossier, et ça, je vous dirais que je suis la personne qui est très sensible à ça», exprime-t-elle.

La mairesse de Saguenay, Josée Néron
Photo d'archives, AGENCE QMI
La mairesse de Saguenay, Josée Néron

Sa principale préoccupation parmi 116 engagements avancés dans le programme de son parti concerne les centres-villes.

«On doit en faire une priorité. Je crois que chaque centre-ville a sa couleur», partage cette femme.

Elle donne en exemple le quartier d’Arvida, où l’histoire et le patrimoine sont très importants. D’un autre côté, elle parle du bas du centre-ville de Chicoutimi, où la priorité est de développer le quartier numérique.

Mme Néron sollicite un deuxième mandat pour continuer les chantiers amorcés.

«Les gens ont pu voir quel genre de mairesse que je suis. On a changé la culture organisationnelle et je vous dirais, on a permis la liberté d'expression. Un deuxième mandat est important pour justement continuer de travailler en ce sens. Faire que cette ville rayonne et qu'elle soit unique», plaide-t-elle.

«La force d'une ville»

D’ailleurs, Josée Néron se présente comme étant rassembleuse. «Quand les gens vont comprendre que nous devons travailler à 15 et non pas en petits secteurs, ils vont comprendre la force d'une ville. Savoir développer chaque secteur selon ses forces et ses couleurs. C'est l'avantage d'avoir notre ville. Il faut la penser à 15 pour la développer dans une unité», ajoute-t-elle.

Selon elle, le fait d'avoir en poste une mairesse d'expérience va permettre à tous de progresser, malgré les relents de la pandémie.

Pour la candidate Julie Dufour, c'est une première campagne à la mairie.

«C'est la grande séduction, la grande réconciliation, la grande reconstruction pour Saguenay. C'est mon pari. J'ai 41 ans. Bien de l'expérience. Je suis prête à défendre les gens. Je suis tannée aussi qu'on laisse, depuis les quatre dernières années, de l'argent sur la table. Laisser la population se polariser sur des débats qu'on ne devrait pas», expose-t-elle.

Le sentiment des électeurs qui vivent dans la grande ville de Saguenay l’interpelle.

«Cent pour cent des gens que j'ai rencontrés sont fâchés après la fusion. À tort ou à raison. Pour des raisons qui leur appartiennent. Tout le sentiment d'iniquité, tout le sentiment d'identité a été perdu. Mon pari, c'est de la faire, cette fusion», poursuit-elle.

Dufour veut changer la culture

Julie Dufour est conseillère depuis deux mandats. C'est un problème d'eau dans sa rue, à l'époque, qui avait convaincu cette éducatrice spécialisée de se lancer en politique.

«Je suis en congé de maternité. J'ai une petite fille à la maison de 20 mois. Un problème d'eau récurrent. Le conseiller du secteur ne me répond pas. Ç'a commencé comme ça, et huit ans plus tard, je suis candidate à la mairie», relate la politicienne.

Julie Dufour veut amener sa couleur. «On doit faire un changement de culture. Et gérer différemment cette ville pour la porter vers l'avenir. Ou dans 10 ans, on va gérer une décroissance», fait-elle valoir.

Pour l’aspirante mairesse, la fierté de vivre dans la région est importante.

«On a de l'hydroélectricité. On a de l'eau. On a des terres agricoles bio. On a une université, deux collèges. Une région extraordinaire. On n'en fait rien. Ça ne me revient pas. J'ai juste envie que mes petits-enfants disent qu'on est tellement chanceux d'être nés au Saguenay–Lac-Saint-Jean», conclut-elle.