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Lauberivière: des citoyens dénoncent la détérioration de leur qualité de vie

Lauberivière: des citoyens dénoncent la détérioration de leur qualité de vie
Photo Catherine Bouchard

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Des propriétaires du carré Lépine ont manifesté mardi matin pour dénoncer la détérioration de leur qualité de vie depuis l’implantation de Lauberivière, un refuge pour personnes en situation d’itinérance.

Une vingtaine de propriétaires se sont réunis dans le parc temporaire devant le carré Lépine et juste à côté du refuge, situé rue du Pont depuis le printemps dernier. Ce n’est pas la première fois que le sujet est abordé.

S’ils se disent sensibles à la cause des bénéficiaires du refuge, les propriétaires estiment toutefois que les «débordements quotidiens d’une partie incontrôlable de la clientèle» rendent la cohabitation très difficile.

Lauberivière: des citoyens dénoncent la détérioration de leur qualité de vie
Photo Catherine Bouchard

«On constate que, depuis le printemps, il y a du trafic de drogue quotidiennement, il y a de la prostitution, des crises psychotiques et des comportements erratiques, menaçants et agressifs. Il y a aussi eu des crachats sur des citoyens, des bris de propriété», énumère Me François Leduc, propriétaire du 556, carré Lépine.

Me Leduc est copropriétaire d’un cabinet d’avocats situé à cette adresse. Un matin, il a retrouvé un homme presque nu, couché devant l’entrée de son bureau.

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Photo Catherine Bouchard

«Aucun répit»

Il ajoute que les interventions musclées des policiers ou celles des pompiers qui éteignent régulièrement de petits incendies autour du refuge, surviennent trop souvent.

«Il n’y a aucun répit, c’est quotidien», poursuit Me Leduc.

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Photo Catherine Bouchard

«Je vois constamment des attroupements, il n’y a pas de contrôle et les gens en profitent pour se regrouper et s’encourager dans leur mode de vie», ajoute son collègue Me Denis Duchesne.

Les citoyens touchés ont profité de la récente sortie du ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux du Québec, Lionel Carmant, pour offrir des pistes de solutions. Le ministre a annoncé une enveloppe de 280 millions de dollars pour lutter contre l’itinérance.

«Les gens ont besoin de soins et de logements à l’échelle humaine. Pourquoi on ne les accueillerait pas dans de petits immeubles et de petits appartements?» propose Me Leduc, précisant que la capacité d’accueil de Lauberivière entraîne un trop grand nombre de personnes avec des problématiques différentes au même endroit.

Le sujet a déjà été abordé lors d’un conseil de ville, il y a quelques mois. Des mesures pour améliorer la cohabitation ont été apportées, mais force est d’admettre qu'elles ne sont pas suffisantes. Le regroupement de citoyens a également exprimé sa déception dans une récente lettre ouverte.

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