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Le CH nous expulse symboliquement de chez nous

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Photo d'archives

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Le Canadien de Montréal a décidé de commencer chaque match en reconnaissant, selon le slogan consacré, qu’il se trouve sur un territoire non cédé appartenant aux Mohawks.

On le sait, cette thèse est historiquement fausse. C’est une immense foutaise.

Ceux qui y adhèrent le font pour envoyer un signal de ralliement à l’idéologie dominante et se fichent bien de relayer ce qu’il faut bien appeler une fake new historique, cela au nom de la « réconciliation ».

Foutaise

Pendant la dernière campagne électorale, on a même appris qu’on pouvait brûler des livres et les transformer en engrais pour en faire la promotion.

Apparemment, au nom de la réconciliation, on peut se passer de la vérité.

Mais le Canadien va encore plus loin.

Citons l’organisation : « C’est dans le respect des liens avec le passé, le présent et l’avenir que nous reconnaissons les relations actuelles que nous entretenons avec les Autochtones et les autres peuples de la communauté où nous avons le privilège de jouer depuis plus de cent ans. »

Vous avez bien lu. Dans ce récit, les Québécois ne sont plus qu’un des « autres peuples de la communauté ». Le Canadien nous expulse symboliquement de chez nous en plus de nous transformer en catégorie parmi d’autres d’une communauté.

  • Écoutez la chronique de Mathieu Bock-Côté au micro de Richard Martineau sur QUB radio: 

Anti-Québécois

Voyons-y une forme d’expropriation symbolique de la part d’un club qui porte paradoxalement le nom qu’a déjà porté notre peuple. Cette institution qui a une fonction identitaire se retourne contre ceux qui la font vivre.

Ce discours idéologique a une fonction claire : délégitimer la présence des Québécois au Québec, les amener à se sentir de trop en leur propre pays, créer chez eux une mauvaise conscience culpabilisatrice les paralysant politiquement, les présenter comme des envahisseurs dans le pays que leurs ancêtres ont construit au fil de l'histoire depuis plus de quatre siècles.

Je me demande à quel moment nous en aurons assez.