/news/provincial
Navigation

«M. Marchand, c’est l’homme des slogans», lance Rousseau

Le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, et une partie de son équipe, mardi matin, lors d’une conférence de presse au sujet de l’itinérance, près du refuge Lauberivière dans le quartier Saint-Roch.
Photo Dominique Lelièvre Le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, et une partie de son équipe, mardi matin, lors d’une conférence de presse au sujet de l’itinérance, près du refuge Lauberivière dans le quartier Saint-Roch.

Coup d'oeil sur cet article

Jean Rousseau a plongé à son tour dans la mêlée sur la question de l’itinérance, mardi, en critiquant entre autres la vision de Bruno Marchand, de Québec Forte et Fière.

• À lire aussi: Savard talonnée sur la question de l’environnement

Le chef de Démocratie Québec estime que son opposant rate la cible en visant l’«itinérance zéro».

«M. Marchand parle d’itinérance zéro. M. Marchand, c’est l’homme des slogans. Il a vu ça quelque part, “itinérance zéro”. Ça existe, ce programme, mais c’est pour l’itinérance chronique. On parle de 5 à 20% des itinérants qui sont des itinérants chroniques. [...] Je ne sais pas ce qu’il va faire avec les itinérants, il va peut-être les téléporter ailleurs», a ironisé M. Rousseau.

Bruno Marchand s’est défendu, il y a quelques jours, d’avoir une vision utopique de la problématique, disant que d’autres villes canadiennes avaient adopté cette approche et qu’il faut avoir des objectifs ambitieux.

Jean Rousseau a aussi écorché sa rivale Marie-Josée Savard concernant une déclaration où elle avait soulevé que certains itinérants pouvaient l’être par choix.

«Dire que c’est un choix, c’est une aberration. Oui, il y a des cas lourds de santé mentale, mais c’est la santé mentale qui est l’enjeu. Les personnes ne veulent pas librement», estime-t-il.

Cohabitation

M. Rousseau avait convié les médias dans un parc qu’il juge «mal aménagé», près du refuge Lauberivière, où des usagers se retrouvent régulièrement. L'un de ses engagements est d’ailleurs de créer un espace vert dans ce secteur.

Le candidat à la mairie a été invité à commenter les enjeux de cohabitation dans le quartier, après avoir été lui-même interrompu par un individu agité pendant la conférence de presse. Un agent de sécurité payé par la Ville pour surveiller cet endroit est intervenu pour calmer le jeu.

«Était-il dangereux? Je ne crois pas. En même temps, on vit dans un milieu urbain, donc, oui, il y a des cris, oui, il y a des enjeux, mais, à un moment donné, ça fait partie de la réalité de cette existence. Notre approche, c’est de donner des espaces, d’avoir plus de travailleurs de rue. Il faut recréer ce sentiment de sécurité, ce sentiment de bien-être», a soutenu M. Rousseau.

Dans Saint-Roch, il a précisé qu’il ne remettait pas en question la relocalisation de Lauberivière, mais a déploré que les résidents ont, selon lui, été mal informés et préparés en amont.

Autres engagements

Le conseiller municipal sortant s’est engagé à investir un montant supplémentaire annuel de 5 millions de dollars pour la réintégration sociale des itinérants, et à organiser un sommet sur l’itinérance à Québec.

Il souhaite également faire un recensement des itinérants par enjeu (pauvreté, toxicomanie, santé mentale), appuyer des tables de concertation sur l’itinérance à travers la Ville, réviser la politique de reconnaissance des organismes communautaires et créer de nouveaux espaces avec toilettes et douches.

Il a toutefois reconnu que la Ville avait fait de bons coups dans les dernières années, notamment en matière de déjudiciarisation. «Il y a des ressources, mais il faut vraiment mettre un coup de barre», soutient-il.

À VOIR AUSSI