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Reconnaissance territoriale: le Groupe CH envisage d'apporter des précisions

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Photo Ben Pelosse Avant chaque match du Canadien de Montréal au Centre Bell, un message reconnaissant les territoires autochtones est diffusé.

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Le Groupe CH valide avec des experts la possibilité d’apporter des précisions à la reconnaissance du territoire mohawk non cédé maintenant diffusé avant chaque match à Montréal.

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C’est que plusieurs historiens remettent en question la présence mohawk à Montréal au moment de la colonisation française, au 17e siècle.

Invité à expliquer la décision de son organisation, mardi, le vice-président des affaires publiques et des communications pour le Groupe CH, Paul Wilson, a indiqué qu’elle avait initialement consulté le Centre d’amitié autochtone de Val-d’Or.  

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«Bien que les communautés autochtones accueillent favorablement notre initiative, nous validons tout de même avec certains experts pour voir s’il y a lieu d’apporter certaines précisions à l’énoncé», a-t-il précisé, par courriel.

Dans un communiqué diffusé lundi, le Centre d'amitié dit avoir puisé dans «son ancrage identitaire, et s’appuie sur ses propres protocoles et ceux pratiqués par les Premières Nations» pour accompagner le Groupe CH «dans cette grande marche de solidarité vers la réconciliation».

Sa directrice générale, Édith Cloutier, a décliné notre demande d’entrevue.

Sans équivoque

«Les Canadiens de Montréal souhaitent reconnaître les Kanien’keha:ka, également connus comme la Nation mohawk, pour leur hospitalité sur le territoire traditionnel et non cédé où nous sommes réunis aujourd’hui», lira dorénavant l’annonceur officiel du CH, Michel Lacroix.

Annoncée à l’occasion du premier match du Canadien au Centre Bell samedi, l’initiative du Groupe CH a fait réagir les parlementaires à leur retour à l’Assemblée nationale, mardi.

Selon le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière, reconnaître «que les Premières nations, les Inuits, étaient là avant nous» est «à propos».

Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière
Photo d'archives, Agence QMI
Le ministre responsable des Affaires autochtones, Ian Lafrenière

«Que les Premières Nations et les Inuits les étaient là avant nous, c’est sans équivoque. Mais quand on arrive spécifiquement sur l’île de Montréal, où il y a un bon débat historique, bien ça amène sur ce genre d’enjeux là», a-t-il toutefois reconnu.

La cheffe du Parti libéral du Québec, Dominique Anglade, a salué l’initiative du CH, même «s’il y a des faits qui devraient être vérifiés» au sujet de l’occupation par la nation mohawk de l’île de Montréal avant la colonisation.

La cheffe libérale Dominique Anglade
Photo d'archives
La cheffe libérale Dominique Anglade

Pour sa part, le chef parlementaire de Québec solidaire, Gabriel Nadeau-Dubois, dit vouloir «laisser les débats d'historiens aux historiens».

Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois
Photo d'archives
Le co-porte-parole de Québec solidaire Gabriel Nadeau-Dubois

«Puis, moi, je trouve ça malheureux que ce soient ces controverses-là qui occupent l'espace, plutôt que la conversation beaucoup plus fondamentale sur les droits ancestraux des peuples autochtones», a-t-il complété.

Le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, a quant à lui reproché à sa vis-à-vis libérale de faire «comme si la vérité était facultative» en appuyant l’initiative du Canadien de Montréal de présenter un message de reconnaissance territorial avant ses matchs.

Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon

– Avec la collaboration de François-David Rouleau, Le Journal de Montréal

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