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Respecter les agents de surveillance de sentier

COURTOISIE
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Photo courtoisie, FQCQ Lorsqu’un agent de surveillance vous intercepte en quad, il faut répondre à ses demandes, qui n’ont qu’un but : s’assurer que tout est en règle pour que la pratique de l’activité se fasse dans la plus grande sécurité.

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De tous les intervenants qui travaillent dans le monde du quad au Québec, nul doute que les agents de surveillance de sentier sont un rouage important. Il faut les respecter en tout temps.

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Ils ne sont pas là pour nuire aux quadistes ni les déranger dans la pratique de leur activité. Ils sont là pour voir à ce que tout se passe dans l’ordre, dans le respect de la réglementation en vigueur. Les quadistes qui sont en règle n’ont pas à craindre des vérifications des agents.

Le refus d’obtempérer peut entraîner le paiement d’une amende de 125 $ et même plus.

Voici des exemples de comportements qui peuvent entraîner ces sanctions.

Une contravention peut être remise à une personne qui refuse de présenter à un patrouilleur un document attestant qu’elle a suivi avec succès la formation exigée pour la conduite d’un VTT.

Le patrouilleur peut remettre une contravention au conducteur d’un véhicule hors route ou d’un véhicule d’entretien qui refuse de présenter les documents qu’il lui demande.

Le passager peut aussi être visé par une amende si, par exemple, il consomme à bord d’un véhicule une boisson alcoolisée, du cannabis ou toute autre drogue. En outre, toujours en vertu de la Loi sur les VHR, on peut donner une amende à un occupant d’un VTT ou d’un véhicule d’entretien qui ne porte pas correctement la ceinture de sécurité dont est équipé le siège qu’il occupe.

Le non-port du casque ou des lunettes de sécurité, comme mentionné dans la loi tant pour les VTT que les véhicules d’entretien, peut entraîner une amende.

D’AUTRES EXEMPLES

Si vous circulez en sentier avec un véhicule excédant la largeur maximale permise ou encore si vous circulez sans maintenir allumés le ou les phare(s) ou les feux de position dont est muni votre véhicule, c’est un problème.

De plus, si vous circulez en dehors des heures permises, vous pourriez vous voir remettre une contravention.

Selon la loi, la circulation d’un véhicule hors route est permise, que ce soit sur une route ou sur un sentier, uniquement entre 6 h et 24 h. Il y a quelques exceptions, comme dans la région du Nord-du-Québec ou dans certaines municipalités régionales de comté, comme celle du Golfe-du-Saint-Laurent. La meilleure chose à faire est de consulter l’article 74 de la Loi sur les VHR. Toutes ces nuances ne sont pas connues par la majorité des quadistes.

Un autre élément qui n’est pas toujours connu par les quadistes, ce sont les règles qui régissent la circulation sur une route.

Dans un premier temps, la circulation des véhicules hors route est interdite sur un chemin public. Encore là, toutefois, il y a certaines exceptions.

Si un travailleur doit circuler sur la chaussée en raison de son travail, il peut le faire sur une distance maximale d’un kilomètre, à condition que l’utilisation du VTT soit nécessaire à l’exécution de ce travail. Pour le randonneur, il doit traverser le chemin public à l’endroit prévu pour les véhicules hors route, là où il y a une signalisation appropriée.

Si une signalisation l’autorise, vous pouvez circuler sur la chaussée sur une distance maximale d’un kilomètre, pour rejoindre un sentier, une station-service ou un autre lieu ouvert au public, pour y faire une halte. Cette permission tient à condition que l’aménagement de l’emprise ne permette pas de circuler hors de la chaussée et du fossé et que des obstacles incontournables empêchent de rejoindre ces sites autrement.

Comme vous pouvez le constater, il y a de nombreuses choses à savoir avant de se lancer à l’aventure dans un sentier. Outre leur rôle de surveillance, les agents peuvent aussi vous renseigner et vous aider à bien comprendre les nuances des différents articles de la loi. Il ne faut donc surtout pas hésiter à discuter avec eux lorsque vous les rencontrez. Après tout, ce sont des quadistes à la base, eux aussi, qui ne veulent qu’une chose : que la pratique de ce loisir qui réunit des milliers de Québécois(es) soit sécuritaire.

LA QUESTION DE L’ÂGE

Bien des gens se posent des questions sur l’âge légal pour la conduite d’un VTT en sentier.

À ce chapitre, la loi est très précise. Il faut avoir un minimum de 16 ou 17 ans pour pouvoir conduire un VTT en sentier. Il faut être titulaire d’un permis de conduire valide. Pour les 16-17 ans, ils doivent posséder un certificat de formation attestant de la réussite de l’examen ou la formation prévue à la loi. Pour les cours qui sont nécessaires, en vous rendant sur le site fqcq.qc.ca, vous trouverez les lieux et les noms des personnes responsables de ces cours, dans toutes les régions du Québec.

Si vous désirez que votre jeune de moins de 18 ans conduise un VTT, il peut le faire moyennant certaines conditions. Il faut que le jeune obtienne la permission de l’un de ses parents ou de la personne qui en a la garde. La circulation se limite à la propriété des parents ou de la personne qui en a la garde, et le mineur doit être accompagné par au moins une personne majeure autorisée à conduire un véhicule hors route. Il faut que cette personne s’assure de circuler à une distance du mineur permettant de lui porter rapidement secours en cas d’accident ou de difficulté.

Toutes ces nuances peuvent vous paraître compliquées ou difficiles à appliquer, mais vous devez comprendre qu’elles peuvent faire une grande différence entre le plaisir et le malheur. Un VTT, ce n’est pas un jouet. Il faut toujours se le rappeler.

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