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Deux candidats de Saguenay aux antipodes l'un de l'autre

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Deux candidats à la mairie de Saguenay, Catherine Morissette et Serge Simard, semblent à première vue être aux antipodes l'un de l'autre, mais ils partagent une passion commune: la politique.

«C’est facile de dire, ''moi, je ferai ça, je ferai ci''. Le principal, c’est de s’impliquer», a souligné Catherine Morissette. Elle résume sa motivation en politique en une formule: «Le désir de changer les choses pour le mieux».

Propriétaire d’un salon de coiffure à Chicoutimi-Nord, elle est aussi mairesse de la petite municipalité de Saint-David-de-Falardeau depuis six ans. Comment voit-elle la mairie de Saguenay?

«Les dossiers sont plus gros. C’est tout à fait normal, mais la base est la même. Le citoyen ce qu’il veut, c’est que l’on prenne en charge ses sous et qu’on soit responsable quand on les dépense. Un budget responsable d’année en année et, surtout, de rendre la machine plus efficace sans continuer à charger le citoyen.»

Le salaire des élus a notamment fait la manchette. Mme Morissette estime que les élus doivent montrer l’exemple. «Il y a une limite à monter un salaire quand le citoyen voit son compte de taxes monter de 13% en quatre ans. C’est irréel. C’est irresponsable.»

Catherine Morissette reproche également un manque de responsabilité à d’autres candidats. Elle s’en prend notamment à Julie Dufour.

«J’ai l’impression qu’à un moment donné, quelqu’un va nous proposer un parc pour aller promener nos licornes. C’est incroyable de penser geler les taxes et de penser dépenser des millions le lendemain. C’est impossible. Comment peut-on croire à cela? On n’a même pas le rôle d’évaluation. Comment penses-tu faire ton budget si tu n’as même pas ton salaire?»

La femme d’affaires croit que Saguenay possède les atouts pour attirer des investissements et retenir de nouveaux travailleurs.

«Il faut aller chercher dans le numérique. Il faut aller chercher dans le génie, dans la santé. On a tout ce qu’il faut: on a l’université, on a les deux collèges. On a tout ce qu’il faut. Et pour faire de la rétention, on les forme ici.»

Serge Simard, lui, a été ministre libéral à Québec et président de l’arrondissement de La Baie.

«Je trouve que ma ville ne va nulle part. Moi, je carbure au développement.»

C’est qu'on l’a incité à soumettre sa candidature, car l’économie est son cheval de bataille.