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Élections municipales à Lévis: guerre de mots et de chiffres sur les finances

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier
Photo d'archives, Stevens LeBlanc Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Pendant que le candidat à la mairie Elhadji Mamadou Diarra dépeint un portrait sombre des finances de la Ville de Lévis, Gilles Lehouillier martèle que la situation est au contraire très enviable.

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«Je viens du monde des finances et les chiffres, je connais ça. La dette de la Ville représente 144 % des revenus, c’est inadmissible, d’autant plus que les villes tendent vers un ratio de 100 %», a affirmé mercredi M. Diarra, chef de Repensons Lévis.

Elhadji Mamadou Diarra, chef de Repensons Lévis et candidat à la mairie de Lévis.
Photo courtoisie Repensons Lévis
Elhadji Mamadou Diarra, chef de Repensons Lévis et candidat à la mairie de Lévis.

«Ce qui ajoute l’insulte à l’injure, c’est la décrépitude de nos infrastructures municipales. [...] Des jours sombres se dessinent à l’horizon si nous ne faisons rien», a-t-il dénoncé.

«La maison n’est pas en bon ordre. [...] Il y a des fissures, le toit est en mauvais état, les fenêtres laissent passer l’air. À un moment donné, avec le temps, la maison risque de perdre de la valeur», a-t-il illustré.

«La dette augmente beaucoup plus vite que la capacité à générer de nouveaux revenus, ça c’est inquiétant», a aussi soutenu le candidat à la mairie.

Celui-ci s’est engagé à «faire de la gestion de la dette une importance capitale» et à «avoir une transparence sans équivoque».

Lehouillier en désaccord

Invité à réagir, le maire sortant et chef de Lévis force 10 a vigoureusement défendu son bilan. «C’est le contraire. Notre situation financière est très saine», réplique Gilles Lehouillier.

Selon lui, «il faut faire attention. Ce sont des chiffres qui ne veulent strictement rien dire. Ce n’est pas comme ça qu’on compare la dette. [...] On soulève un faux problème.»

Il martèle que Lévis a le niveau d’endettement le moins élevé des villes comparables du Québec et qu’elle a «le deuxième plus bas niveau de taxes des 10 grandes villes.»

«On ne peut pas avoir mieux que ça, puis en plus nos actifs montent chaque année. La ville est en forte croissance. Nous, c’est 1850 nouvelles unités d’habitation l’année dernière», appuie l’élu sortant.

Concernant l’état des infrastructures publiques, «on commence à se remettre à niveau, mais c’est sûr que toutes les grandes villes sont en déficit d’entretien au niveau des infrastructures», déclare-t-il.

Il signale que près du tiers du programme triennal d’immobilisations va à la pérennité des infrastructures. «C’est énorme [...] On est en train de faire un redressement significatif», affirme-t-il.

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