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Gosselin accuse Savard de manquer de transparence

Les réponses, non encore publiques, sur le tramway au cœur des attaques

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Photo Taïeb Moalla Les cinq principaux candidats à la mairie de Québec ont participé, jeudi soir, à un débat électoral à l'Université Laval.

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Une controverse sur la transparence de l’administration municipale en rapport avec le projet de tramway a éclaté, jeudi soir, lors d’un nouveau débat des candidats à la mairie de Québec.

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Les cinq principaux prétendants s’affrontaient à l’Université Laval à l’invitation d’associations étudiantes. Malgré un format qui laissait peu de place aux échanges animés, Jean-François Gosselin, chef de Québec 21, est passé à l’attaque en demandant à Marie-Josée Savard de rendre publique une série de réponses envoyées jeudi par la Ville de Québec au ministère de l’Environnement. 

« Le bureau de projet (du tramway) a transmis les réponses au ministère de l’Environnement et c’est maintenant au ministère de l’Environnement de transmettre les réponses s’ils veulent les rendre publiques », a laissé tomber la cheffe d’Équipe Savard. Cette dernière a été immédiatement coupée par son adversaire. « C’est à la Ville de Québec de décider si c’est rendu public (...) Par souci de transparence, donnez-les les réponses », a-t-il tonné. 

Mme Savard, qui est vice-présidente du comité exécutif à la Ville et qui siège sur le comité directeur du bureau de projet du tramway, a alors rétorqué : « Je m’appelle Marie-Josée Savard. Je ne m’appelle pas Ville de Québec ». 

Le 4 octobre, le Journal révélait que le gouvernement Legault donnait jusqu’au 21 octobre – jeudi – à la Ville de Québec pour lui apporter plusieurs éclaircissements concernant l’insertion du tramway sur le boulevard René-Lévesque et sur la meilleure façon de sauver un maximum d’arbres sur le tracé. 

En fin de soirée, M. Gosselin a accusé sa rivale de « se cacher » derrière le bureau de projet et a exigé que les réponses soient connues avant le scrutin du 7 novembre. « Elle ne peut pas cacher à la population le plan qu’elle a pour René-Lévesque, a-t-il insisté. C’est un manque de transparence. » 

Ping-pong 

Jeudi après-midi, chacune des parties concernées s’est renvoyé la balle quant à la nature publique – ou non – des réponses de la Municipalité. Un porte-parole de la Ville de Québec a confirmé qu’elles ont été expédiées tout en assurant que c’est au gouvernement de les dévoiler. 

Émilie Toussaint, directrice des communications du ministre de l’Environnement, a été plus nuancée. D’après elle, « les réponses seront publiées sur le Registre des évaluations environnementales au moment de la publication de la décision gouvernementale sur l’autorisation environnementale du projet, via la gazette officielle du Québec ». Toutefois, « seule une demande explicite de la Ville de rendre publics ces documents nous permettrait de déroger à cette pratique », a-t-elle ajouté.

Autres attaques 

Durant le débat de jeudi, quelques attaques ont fusé. Ainsi, Bruno Marchand, chef de Québec forte et fière, a signalé qu’il ne comprenait pas comment son concurrent Gosselin peut garder « un candidat climatosceptique » – Claude Duplessis – dans son équipe de candidats. 

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec, a accusé M. Marchand de faire du « blablabla » 

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec, a avancé que le secteur Limoilou, où se présente sa colistière, « est depuis 14 ans le dépotoir des mauvais projets de l’équipe Labeaume-Savard avec l’incinérateur, une usine de de biométhanisation, le projet Laurentia et maintenant la Zone d’innovation du littoral Est ». 

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