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Services à la carte aux aînés: le PQ veut tripler l’offre de soins à domicile

Il mise notamment sur les entreprises d’économie sociale

Quebec
Photo Stevens Leblanc Le chef du Parti Québécois, Paul St-Pierre Plamondon, et sa députée Lorraine Richard estiment que les aînés en perte d’autonomie préfèrent demeurer à la maison.

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Le Parti Québécois propose de tripler le nombre d’heures allouées en soins à domicile et d’offrir des services à la carte aux aînés grâce à un financement supplémentaire de 2,7 milliards $ par année. 

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Un gouvernement péquiste créerait donc un guichet unique et un fonds dédié pour permettre aux aînés en perte d’autonomie de choisir des services personnalisés à domicile. Jusqu’à 50 % du budget de soins de longue durée iraient dans cette enveloppe, contre environ 25 % présentement. 

La porte-parole péquiste pour les aînés, Lorraine Richard, affirme que plusieurs personnes en perte d’autonomie se tournent vers les CHSLD et les RI, faute de ressources, malgré leur volonté de demeurer à la maison. 

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Pour financer la mesure à hauteur de 2,7 G$ annuellement au bout de la cinquième année, Québec devra répartir certaines sommes et trouver de nouveaux revenus. « Ça va faire partie des choix budgétaires qu’on fait, notamment en lien avec les paradis fiscaux, la rémunération des médecins... », dit le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon.  

Même si le parti a consulté son ex-ministre de la Santé Réjean Hébert dans le processus, la nouvelle proposition diffère de la caisse d’assurance-autonomie du gouvernement Marois, assure M. St-Pierre Plamondon. « On trouve que notre approche est beaucoup plus simple », dit-il. 

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Entreprises d’économie sociale

Le PQ misera notamment sur les entreprises d’économie sociale pour déployer sa nouvelle offre. « Parce que ce n’est pas toujours un acte médical dont il est question », souligne M. St-Pierre Plamondon.

« On pense que l’implication, la valorisation des entreprises d’économie sociale dans la recherche de solutions à domicile va beaucoup changer la donne, tant sur le plan de la qualité des services offerts, la quantité, mais également sur le plan budgétaire », dit le chef péquiste. 

À terme, le parti s’attend à des économies de 500 M$ à 1 G$ annuellement. Mais surtout, la formation estime que son approche permettra d’éviter de frapper un « mur » budgétaire en multipliant les CHSLD et les maisons des aînés pour faire face au vieillissement de la population.

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