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Une suite pour «Dune»? «Ça sent très bon», dit Denis Villeneuve

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Pendant que son adaptation du Roman «Dune» est acclamée dans l’univers cinématographique, Denis Villeneuve pourrait bientôt préparer la suite du film inspiré de l’œuvre de Frank Herbert. 

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À sa sortie en salle dans certaines villes nord-américaines, jeudi, les recettes ont franchi le cap des 5 millions$ au box-office. Retournera-t-il dans le désert sous peu avec son équipe de tournage?

«Je pense qu’on a réussi notre pari, a reconnu le Trifluvien sur les ondes du TVA Nouvelles de midi, vendredi. 

«Maintenant, à savoir si le film a eu assez d’enthousiasme pour en faire un deuxième, ça se passe extrêmement bien. On a eu des chiffres très forts en ouverture. Je dirais que ça sent bon en ce moment.»

Villeneuve a réussi là où son prédécesseur, le légendaire David Lynch, avait échoué en 1984, lorsque son adaptation s’est avérée un flop avec 30,9 millions$ de ventes après un budget de 40 M$. 

Près de 30 ans plus tard, la technologie pourrait être le facteur-clé pour faire de «Dune» un chef-d’œuvre au grand écran.

«C’est vraiment un film qui a été pensé, conçu pour être vu dans un cinéma. Le son, les ambiances et la musique. Tout ça a été fait pour être vu sur le grand écran.»

Photo Courtoisie, Warner

Collaboration québécoise

Dune est aussi le fruit de sa collaboration avec le directeur artistique Patrice Vermette, un ami envers lequel il ne tarit pas d’éloges.

«J’avais besoin de son talent et de son génie pour arriver à rendre l’ampleur du monde décrit par Frank dans son roman. Ça fait plusieurs films qu’on travaille ensemble. On a un langage commun.

«On va entendre parler de Patrice beaucoup dans les prochaines années.»

Contrairement aux films habituels de science-fiction axés sur les thèmes dystopiques, si les technologies ont aussi un rôle important dans «Dune», Villeneuve ne croit pas qu’elles dominent les thèmes centraux et «humains».

Trouver un équilibre tout en conservant l’atmosphère sobre de l’histoire, c'était l’un des plus gros défis de l’équipe, et ils sont satisfaits du résultat.

«C’est avant tout un drame humain, pas un film qui s’articule sur les nouvelles technologies. Il y a plein de gadgets, mais ce n’est pas ce qui est important. Ce qui est important, c’est le drame que cette famille-là va vivre. Et tout le côté spirituel.»

Photo Courtoisie, Warner

Passionné du roman de Herbert

A priori, c’est la passion qui a poussé Villeneuve à accoucher de l’ambitieux projet cinématographique. L’idée a muri après plusieurs années. Le cinéaste a lui-même dévoré le livre de Herbert pendant son adolescence et il faut comprendre que le bouquin a toujours été à portée de main.

«Ce fut un long travail d’écriture et de scénarisation pour atteindre cet équilibre entre le côté épique et grandiose pour suivre l’histoire de ce jeune homme dans ses aventures et ce drame qu’il vit avec sa famille. On a focalisé sur tous les personnages dans le scénario. Je suis heureux que ce soit ce que les gens en retirent.»

Par contre, il insiste pour dire qu’il ne faut pas avoir lu le livre avant de voir le film.

«Vous n’avez pas besoin de faire de devoirs avant de voir le film, promet-il. Il est accessible pour tout le monde. C’est ce qui était le défi en fait : de faire en sorte que le film soit pour un public large.

«C’est un film qui a une âme.»

Photo Courtoisie, Warner