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Les intervenantes en petite enfance font une contre-offre

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La Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) a déposé, dimanche, une contre-proposition à l’offre du gouvernement mise sur la table vendredi.

Si une entente ne survient pas d’ici jeudi prochain, les travailleuses des CPE ont promis de tenir d’autres journées de grève.

Pour l’instant, les mesures que propose le gouvernement ne suffiront pas à freiner la pénurie de main-d’œuvre, a fait savoir la FIPEQ-CSQ. D’autant plus qu’un salaire d’entrée à 21,38$ par heure pour les éducatrices qualifiées maintiendrait un écart avec le salaire moyen d’entrée des techniciens du Québec, qui est de 23,61$.

«En maintenant les finissantes des techniques d’éducation à l’enfance parmi les titulaires de DEC les plus faiblement rémunérées au Québec, le gouvernement ne réglera en rien le problème criant d’attraction de la main-d’œuvre dans les CPE», a souligné Valérie Grenon, présidente de la FIPEQ-CSQ.

La contre-offre proposée par la Fédération donne donc aux éducatrices qualifiées et aux éducatrices spécialisées un salaire d’entrée de 22,85$ par heure et de 30,29$ par heure au dernier échelon. Ce qui signifie une augmentation de 20,3% sur trois ans pour les plus bas salariés et de 13,6% pour le dernier échelon.

Lors de son dépôt, la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel, s’est dite prête à accorder 20,2% sur trois ans aux éducatrices qualifiées.

«La balle est dans le camp du gouvernement. Nous avons entendu la volonté de Mme Lebel d’avancer rapidement et nous avons ajusté nos demandes pour nous rapprocher de sa proposition et en venir à une entente. Cependant, la patience de nos membres à des limites», a ajouté la présidente de la FIPEQ-CSQ.

Au cours des prochains jours, la FIPEQ-CSQ lancera une campagne publicitaire pour illustrer la décision que le gouvernement devra prendre dans les circonstances. La campagne se déploiera d’ici le 7 novembre prochain.