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Un investissement de 100 M$ pour améliorer le transport maritime au Québec

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Un programme d’investissement maritime de 100 millions $ a été annoncé lundi à Sept-Îles, sur la Côte-Nord, pour améliorer des infrastructures et des navires de transport de passagers.

Par cette annonce, le gouvernement du Québec veut accroître la compétitivité et la performance du transport maritime.

Un volet du programme s’adresse particulièrement aux services de transport de passagers qui ne sont pas opérés par la Société des traversiers du Québec.

«En termes de transport de marchandises, on veut axer sur le transport de courte distance et on veut aussi aider les entreprises dans le transport des personnes. Une somme est réservée pour le transport des personnes», a expliqué la ministre déléguée aux Transports, Chantal Rouleau.

Près de 5 millions $ seront ainsi consacrés à aider les traverses privées.

La Compagnie de navigation des Basques, qui assure la liaison entre Trois-Pistoles et Les Escoumins, talonnait le gouvernement depuis le printemps dernier pour obtenir de l’aide. Cette décision a donc réjoui son secrétaire Jean-Marie Dugas.

Le programme pourrait permettre à la compagnie de rénover l’intérieur du pont supérieur de «l’Héritage 1», mais il ne prévoit toutefois pas d’aide pour le fonctionnement des services de traversier. La compagnie devra donc à nouveau cogner à la porte du gouvernement.

«On dégage des profits annuellement, mais jamais assez pour les gros coups d’entretien du navire. Dans cette dynamique-là, un peu comme ça se fait à Rivière-du-Loup, où le service de traversier reçoit des subventions, nous, on aimerait aussi avoir ce genre de soutien-là», a souligné Jean-Marie Dugas.

Le quai municipal de Port-Cartier se trouve parmi les sites nord-côtiers qui pourraient bénéficier du programme, alors qu’il est actuellement utilisé pendant une vingtaine de journées par année. Les volumes manutentionnés pourraient également augmenter avec de futurs projets de compagnies minières et forestières.

Âgé de 45 ans, le quai aura alors besoin d’une cure de jeunesse, a avancé le directeur de l’organisme Développement économique Port-Cartier, Bernard Gauthier.

«On a besoin de le protéger dans un premier temps. Dans un deuxième temps, on doit voir avec les industriels, entre autres ArcelorMittal et Arbec, quels seront les besoins pour les prochaines années», a-t-il précisé.

Au port de Sept-Îles, le projet de réfection du quai Monseigneur-Blanche pourrait bénéficier du programme d’infrastructure, d’autant plus qu’une partie du quai a été fermée parce qu’il a subi des dommages. Des réparations d’urgence ont été réalisées cet été, mais le quai aura besoin d’une réfection complète.

«On a une infrastructure qui s’est beaucoup dégradée dans les dernières années. C’est une infrastructure qui sert d’accès au quai des croisières et de services pour nos remorqueurs. On convoite dès l’an prochain d’être en mesure de lancer un programme de réhabilitation dans ce secteur-là», a ajouté le président-directeur général du Port de Sept-Îles, Pierre D. Gagnon.