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Guilbeault à l’Environnement: salué par les écologistes, déploré en Alberta

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L’arrivée de l’écologiste de longue date Steven Guilbeault au ministère de l’Environnement et du Changement climatique suscite la grogne en Alberta, où le premier ministre Jason Kenney ne s’est pas gardé de lancer des commentaires acerbes à son égard.

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M. Kenney croit que la nomination de M. Guilbeault envoie «un message très problématique» à la province. «Son passé et son bilan sur ces enjeux laissent plutôt entrevoir quelqu’un qui est un “absolutiste” plutôt qu’un pragmatique lorsque vient le temps de trouver des solutions», a-t-il lancé en point de presse mardi.

Le premier ministre conservateur espère néanmoins que le nouveau ministre fédéral «va démontrer rapidement à l’Alberta et aux autres provinces productrices de ressources son désir de travailler en partenariat, de façon constructive, sur des solutions pratiques qui ne mèneront pas à la suppression de milliers d’emplois.»

«Si M. Guilbeault suit les politiques qu’il appuyait en tant que militant auparavant, ce serait un désastre pour l’économie canadienne», a affirmé Jason Kenney.

Une victoire pour les écolos

Il faut croire que le malheur des uns fait le bonheur des autres. Les organisations de défense de la nature ont accueilli la nouvelle avec joie, Équiterre en tête.

«Il s’agit d’une excellente nouvelle de pouvoir compter sur un ministre de l’Environnement avec l’expérience et la connaissance des dossiers de Steven Guilbeault», a déclaré Colleen Thorpe, directrice générale d’Équiterre, organisation cofondée par M. Guilbeault lui-même il y a près de 30 ans.

«J’ai travaillé avec lui pendant plus de 10 ans chez Équiterre et je sais qu’il est un homme de conviction, à l’écoute et capable de rallier des gens d’horizons différents. Je suis persuadée qu’il transposera ces qualités dans ses nouvelles fonctions», a-t-elle ajouté.

L’accueil fut sensiblement le même du côté de Greenpeace. Son directeur responsable de la campagne Énergie-Climat, Patrick Bonin, le décrit comme «une personne pragmatique et maître en la matière, ce qui sera crucial pour mettre en œuvre et bonifier les engagements climatiques des libéraux.»

«L’histoire nous le dira»

Questionné à savoir s’il était condamné à décevoir étant données les attentes suscitées par sa nomination, Steven Guilbeault a répondu que «l’histoire nous le dira».

«Je pense que mon rôle, et notre rôle en tant que gouvernement, c’est de faire tout ce qu’on peut pour accélérer la lutte aux changements climatiques, pour accélérer, ou freiner, si vous préférez, la disparition des espaces verts et les menaces qui pèsent sur les espaces naturels et les espèces menacées», a-t-il lancé en point de presse à Ottawa, mardi après-midi.

Sur Twitter, M. Guilbeault a manifesté sa hâte d’aller à Glasgow, en Écosse, où aura lieu au début du mois de novembre la COP26.

«Il s’agit de ma 19e COP, et je sais qu’il y a beaucoup de pain sur la planche. Je me mets tout de suite au travail pour me préparer et tenir mes promesses. On y va!»

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