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Marchand compare le métro de Gosselin à un projet de Playmobil

Selon lui, le projet pourrait atteindre la somme de 6 milliards $

Le chef de Québec Forte et Fière, Bruno Marchand
Photo Stéphanie Martin Le chef de Québec Forte et Fière, Bruno Marchand

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Le métro souterrain de Jean-François Gosselin « ne tient pas la route », coûtera au moins 6 milliards $ et est moins solide qu’un projet de Playmobil, selon Bruno Marchand. 

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« Il y a des projets de Playmobil qui sont construits plus solidement que ce projet », a lancé le candidat à la mairie Bruno Marchand, qui s’est affairé à démolir le projet de métro souterrain de Québec 21.

Le métro léger proposé par Québec 21, le VALSE, pour le transport structurant à Québec.
Illustration courtoisie, Québec 21
Le métro léger proposé par Québec 21, le VALSE, pour le transport structurant à Québec.

Si on se fie aux coûts généralement établis pour la construction de métros et pour leur opération, le projet de M. Gosselin pourrait atteindre le coût « réaliste » de 6,2 milliards $, dont 4,8 milliards $ seulement pour la portion tunnel, affirme Bruno Marchand.

« Les coûts du tunnel sont largement sous-estimés », martèle-t-il, se basant sur les comparatifs présentés en juin par la Ville de Québec.

Jean-François Gosselin assure que son projet coûtera 2,9 milliards $.

Selon les échéanciers normalement établis par les experts dans le domaine, le métro ne pourrait pas être prêt avant 2031, et ce, s’il n’y a aucune embûche, a martelé M. Marchand.

Il doit d’abord franchir une série d’étapes primordiales. Le tramway doit quant à lui rouler en 2028.

Selon le chef de Québec Forte et Fière, il est impossible de réaliser ce projet sans couper des arbres ou éventrer les rues, ne serait-ce que pour les stations le long du tracé de 13 km. De plus, il soutient que les temps de parcours sont complètement irréalistes. 

Impacts majeurs

« Ça ne va pas se faire en criant ciseau. Il y aura un impact dans le portefeuille, dans les délais de construction et dans la vie des citoyens. »

Les propos de M. Marchand ont trouvé écho chez le chef de Démocratie Québec, Jean Rousseau, qui parle de « fumisterie ».

« C’est mensonger d’affirmer qu’il n’y aura pas d’arbres qui vont être affectés », a-t-il lancé. Il ne croit pas davantage au montage financier du projet. « Les chiffres par kilomètre ne tiennent pas la route. »

Le chef de Québec Forte et Fière, Bruno Marchand
Photo Stéphanie Martin

Pour Marie-Josée Savard, le projet n’a tout simplement « pas de sens » et souffre d’un manque de bases scientifiques. « Elles sont où les études sonores, les études de vibration, les études environnementales ? »

Il balaie les critiques

Jean-François Gosselin a balayé les critiques de ses adversaires. 

« Je ne donne pas beaucoup d’importance à ce que M. Marchand a dit aujourd’hui. [...] Si on se fie à ses propres standards, s’il commence à m’attaquer, ça veut dire que notre campagne va bien. »

Il affirme que les chiffres sur les coûts par kilomètre utilisés par M. Marchand et par la Ville sont incorrects et surévalués.

Pour la conception de son métro, il soutient qu’il s’est basé sur les études de la Ville de Québec, notamment sur l’aspect géotechnique. Or, celles-ci ne se sont pas penchées en détail sur le métro léger. 

– Avec la collaboration de Dominique Lelièvre 

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