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Premier Acte: le Food Club de tous les excès

Nicola Boulanger (à droite) livre une grande performance dans le rôle du boucher artisanal Stan dans Food Club.
Photo courtoisie, David Mendoza-Hélaine Nicola Boulanger (à droite) livre une grande performance dans le rôle du boucher artisanal Stan dans Food Club.

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À une époque où la perte de poids et l’importance de manger santé sont valorisés, un groupe d’individus se réunit pour assouvir leur goût pour la nourriture.

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À l’affiche jusqu’à samedi à Premier Acte, la pièce Food Club est une proposition déjantée sur l’obsession et notre rapport à la nourriture. Un joyeux délire décadent sous la forme d’un thriller.

«Détester la nourriture, c’est détester la vie», lance l’inquiétant boucher artisanal Stan, gourou de cette secte qui s’éclate et qui va à contre-courant de ce qui est établi.

Après un départ coup de poing, dans une ambiance de fin du monde, sur une scène où l’on retrouve plusieurs réfrigérateurs et des pièces de viande suspendues, on découvre un club où la perte de poids est valorisée. Lexie, qui a perdu 37 livres en deux ans et demi, reçoit une ovation. On lui chante une chanson pour la féliciter. Ceux qui prennent du poids sont recalés.

Nicola Boulanger (à droite) livre une grande performance dans le rôle du boucher artisanal Stan dans Food Club.
Photo courtoisie, David Mendoza-Hélaine

Auto-destruction

Dans un restaurant, Rémi, un thanatologue, commande un hamburger sans pain, sans mayo et sans frites, et fait la rencontre de Stan, qui attaque, sans remords, un cheeseburger bien garni.

Il amènera Rémi à fonder le Food Club, qui prône un mode de vie décadent. On y mange de la viande crue, on croque dans du gras, et la consommation de croustilles n’est pas un crime. Il a comme mission de combattre la peur de manger.

Hommage au roman Fight Club, de Chuck Palahniuk, l’auteure Samantha Clavet a voulu explorer cette recherche de perfection qui amène à se rebeller et à le faire jusque dans l’auto-destruction.

C’est rythmé et certaines scènes, un peu dégoûtantes, font quelques fois bouger notre estomac.  

Nicola Boulanger, qui joue le rôle du preacher à la tête du Food Club, livre une grande performance. Il est totalement intense et il représente parfaitement cet être sans retenue qui a des airs d’homme des cavernes.

On apprécie aussi énormément les apparitions de cinq personnages, réunis sous la forme d’un choeur, qui ponctuent la pièce à quelques reprises et amènent une belle rythmique. On s’amuse aussi avec un bel effet de ralenti. 

Détail amusant, on retrouve, sur les vêtements des personnages, des allusions à la nourriture. 

Food Club expose, de façon éclatante et divertissante, les excès des deux clans. Ceux qui mangent à fond et sans réfléchir aux conséquences. Et ceux qui sont constamment dans la privation.

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