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Un cabinet qui «pose un risque pour l’unité nationale», selon O’Toole

Élections fédérales 2021
Photo d'Archives, Martin Chevalier

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Le nouveau cabinet du gouvernement de Justin Trudeau «pose un risque pour la prospérité économique et l’unité nationale», selon le leader conservateur Erin O’Toole.

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De plus, les choix de M. Trudeau sont «un autre exemple de la préférence de Justin Trudeau pour le style, et non la substance», a-t-il commenté.

«Au moment où les Canadiens veulent un plan sérieux pour assurer notre avenir économique et répondre à la crise de l’inflation, le premier ministre a nommé un groupe de personnes très inexpérimentées et motivées par l’idéologie, qui posent un risque bien réel pour notre prospérité économique et l’unité nationale», a réagi M. O’Toole par voie de communiqué.  

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Celui-ci se garde toutefois de pointer du doigt un ou une ministre en particulier.

Il est toutefois permis de croire que le chef conservateur est déçu du choix de Steven Guilbeault à titre de ministre de l’Environnement et du Changement climatique.

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Photo AFP

En tant qu’ancien militant écologiste et cofondateur de l’organisme Équiterre, M. Guilbeault est perçu par certains dans l’ouest du pays comme un radical qui pourrait nuire aux affaires de l’industrie pétrolière, d’où le «risque» pressenti pour l’«unité nationale».

«Les changements apportés aujourd’hui au cabinet montrent que le premier ministre continue à récompenser des ministres qui ne cessent de faire preuve d’incompétence et d’un manque de responsabilité», a ajouté Erin O’Toole.

L’assermentation du nouveau conseil des ministres s’est déroulée mardi matin à Rideau Hall. Les ministres sont au nombre de 38, avec une parité de 19 hommes et 19 femmes.

Singh attend des «actions concrètes»

Le leader du NPD Jagmeet Singh demandait depuis de longs mois le départ d’Harjit Sajjan à la tête du ministère de la Défense: c’est maintenant chose faite. M. Sajjan sera remplacé par Anita Anand, qui s’occupait jusqu’à présent de l’Approvisionnement, un rôle central pendant la pandémie en raison du besoin en vaccins contre la COVID-19.

Jagmeet Singh
Photo d'archives AFP
Jagmeet Singh

Appelé à réagir sur le choix d’une femme à la tête de l’armée, M. Singh a indiqué en point de presse qu’il s’agissait d’un fait «remarquable» et «important», mais que cela ne change en rien le fait que M. Trudeau n’a pas attaqué de front le problème des inconduites dans l’armée.

«Le premier ministre n’a pas changé. C’est le premier ministre qui a laissé, pour les derniers six ans, une situation horrible dans les Forces armées canadiennes où les femmes ne sont pas écoutées», a déclaré le chef néo-démocrate.

M. Trudeau a exaucé un autre souhait du NPD, soit celui de retirer à Carolyn Bennett son poste au ministère des Relations Couronne-Autochtones en raison de son implication dans le dossier des contestations judiciaires du gouvernement contre des plaignants autochtones ayant été retirés de leur foyer.

Un «devoir de résultats» attend le gouvernement

«M. Trudeau et ses 38 ministres ont maintenant un devoir de résultats», a fait savoir le leader parlementaire du Bloc Québécois, Alain Therrien. «Après plus d’un mois à attendre ces nominations, le gouvernement devra agir rapidement sur plusieurs points, notamment en Environnement, au Patrimoine et en Santé.»

«Nous comptons ainsi travailler de concert avec le gouvernement afin de promouvoir les intérêts du Québec, dans un esprit de collaboration, notamment pour que cesse le soutien fédéral aux énergies fossiles, pour la transition écologique, la modernisation de la loi sur la radiodiffusion, la taxation des géants du web et pour des transferts en santé sans condition, qui respectent la compétence du Québec et des provinces», a-t-il ajouté.

Le Bloc réclamait lui aussi le départ du ministre Sajjan depuis le printemps.

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