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Le vaccin obligatoire testé devant la cour

Le tribunal a entendu la demande de suspension

Palais de justice de Montréal
Photo Chantal Poirier Me Natalia Manole, avocate

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La justice ne fera pas de politique sur le bien-fondé de la vaccination obligatoire du personnel de la santé, a prévenu le juge qui a entendu des travailleurs qui veulent faire annuler le décret gouvernemental.

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« La question, ici, est de décider si le décret viole la Loi sur la santé publique. Si le gouvernement a pris une mauvaise décision, il devra en répondre devant la population, pas devant un juge », a affirmé le juge Michel Yergeau, mercredi, au palais de justice de Montréal.

Juste avant, une avocate menait une charge à fond au nom de travailleurs de la santé qui s’opposent à la vaccination obligatoire. Car l’entrée en vigueur du décret avec la suspension de 18 400 travailleurs non adéquatement protégés mènerait à des bris de service majeurs, a plaidé Me Natalia Manole.

Des opposants à la vaccination obligatoire au sein du personnel de la santé ont manifesté sur la rue Notre-Dame Est devant le palais de justice de Montréal mercredi.
Photo Martin Alarie
Des opposants à la vaccination obligatoire au sein du personnel de la santé ont manifesté sur la rue Notre-Dame Est devant le palais de justice de Montréal mercredi.

« Ça causerait des décès, de la souffrance, des situations catastrophiques », a-t-elle assuré.

Elle a d’ailleurs assuré que ses clients, qui se battent pour éviter l’injection, reconnaissent quand même l’importance du vaccin pour se protéger de la COVID-19. 

Le juge a pour sa part noté que la quasi-totalité de ceux-ci refusent le vaccin sans aucune explication de leur motivation.

Réduire la propagation

Les représentants de l’État ont rappelé que le décret avait été pris dans l’intérêt public.

« On a beau être d’accord ou pas, il vise la protection des usagers et du personnel », a plaidé Me François-Alexandre Gagné.

Sa collègue, Me Stéphanie Garon a pour sa part rappelé, études scientifiques à l’appui, que la vaccination était « la mesure la plus efficace pour réduire le risque de transmission » de la COVID-19. 

Quant à l’idée de tester régulièrement les non-vaccinés, elle a rappelé que cela coûtait des millions de dollars chaque semaine.

Me Garon a également affirmé que si le décret entrait en vigueur, le gouvernement avait un plan pour que les soins urgents soient rendus.

Le juge rendra sa décision le 15 novembre prochain, date prévue d’entrée en vigueur du décret.

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