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Un party d'Halloween mexicain ? C'est non !

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Alors, vous préparez votre prochain party d’Halloween ?

Faites attention au thème que vous allez choisir !

À l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), l’association étudiante avait prévu faire un party sur le thème du jour des Morts, la fameuse fête mexicaine où l’on rend hommage aux morts dans l’allégresse et dans la joie, avec des crânes et des squelettes multicolores.

Mais on leur a dit que c’était de l’appropriation culturelle.

Alors, ils ont changé d’idée...

Ils vont faire un party avec pas de thème.   

REGARDEZ MES BEAUX SOMBREROS !

Ce qui est drôle, avec cette histoire, c’est qu’aucun Mexicain ne s’est plaint.

À la limite, je pense que ça leur passe 20 000 pieds au-dessus de la tête. 

  • Regardez La Rencontre Dutrizac-Martineau avec Richard Martineau et Benoît Dutrizac sur QUB radio:  

Êtes-vous déjà allés au Mexique dans le temps des Fêtes ?

Dans toutes les boutiques, on vend des crânes multicolores, des maracas et des sombreros. 

Pas aux Mexicains, non. Aux touristes. 

Tu veux t’acheter un sombrero et te le visser sur la tête tout le long des vacances ?

Vas-y, mon homme ! Ça coûte 50 $ US. 

  • Écoutez La Rencontre Dutrizac-Martineau avec Richard Martineau et Benoît Dutrizac sur QUB radio:    

« Mais c’est de l’appropriation culturelle, voyons ! »

Hein ? De quoi vous parlez ?

Si Johnny de Pittsburgh veut s’habiller des pieds à la tête en mariachi avec un poncho et une fausse moustache, je m’en fous, pourvu qu’il paie comptant !

Et en argent US, s’il vous plaît ! Parce que les pesos ne valent rien...

Sophie et Richard ne sont pas bons aux fourneaux, mais ils savent cuisiner leurs invités! Invitez-vous à la table de Devine qui vient souper? une série balado originale.

L’appropriation culturelle... Pfft !

C’est bien une affaire de Blanc, ça !

REGARDEZ MES BEAUX CALUMETS !

Hier, je suis allé voir ce qu’on vendait dans les boutiques situées sur les réserves et les territoires autochtones du Québec.

Je parle ici de boutiques détenues par des autochtones sur des territoires autochtones qui vendent des objets folkloriques autochtones fabriqués par des autochtones. 

Tu peux pas avoir plus autochtone que ça. 

Savez-vous ce qu’on vend dans ces boutiques qui s’appellent Atikuss, Eshkan, Yarihwa, Authentique origine, Le Huron, Corbeau noir ou Les épices du guerrier ?

Des mocassins. Des capteurs de rêves. Des tambours (« pour méditer ou décorer »). Des masques. 

Des arcs. Des flèches. Des raquettes. Des épices issues du terroir autochtone (« pouvant assaisonner plusieurs types de plats »). 

Des poupées d’Amérindiennes en costume traditionnel. Des « plumes spirituelles ». Des bandeaux navajo. Des t-shirts avec un dessin de plume. Des t-shirts avec le logo des Warriors. 

Même des totems et des calumets de la paix. 

Je suis sûr que je pourrais m’acheter un tipi.

Bref, des objets « traditionnels » qui « appartiennent » au « patrimoine » des Premières Nations.

C’est ça que les marchands autochtones vendent aux touristes blancs.

Ça, et des cigarettes sans taxe.  

Alors, la supposée « appropriation culturelle », faites-moi rire !

Je pourrais m’acheter un totem et l’installer sur mon balcon, et les seules personnes qui pleureraient seraient les militants de QS et du NPD !

Les autochtones seraient trop occupés à fabriquer des capteurs de rêves pour leurs boutiques de Kanesatake ou de Wendake...

UN CONCEPT BIDON

En fait, « l’appropriation culturelle » est un concept bidon inventé par des bobos blancs afin de montrer au monde entier à quel point ils sont pétris de bienveillance. 

C’est ce que les étudiants de l’UQAC auraient dû répondre aux woke qui les critiquaient. 

Mais ils ont manqué de « cojones ».