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Jusqu’à 70 500 nouveaux immigrants permanents pourraient être admis au Québec en 2022

Jusqu’à 70 500 nouveaux immigrants permanents pourraient être admis au Québec en 2022
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

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Jusqu’à 70 500 nouveaux immigrants permanents pourraient être admis au Québec en 2022 pour rattraper un retard dû à la pandémie.

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Le gouvernement Legault maintient sa cible d’immigration oscillant entre 49 500 et 52 500 personnes pour l’an prochain. La CAQ vise à ce que 62% de ces immigrants connaissent le français.   

Mais un important rattrapage est à prévoir. Les 18 000 personnes qui n’ont pu obtenir leur résidence permanente comme prévu dans les deux dernières années en raison de délais administratifs du fédéral et de la fermeture des frontières causée par l’épidémie de COVID-19 seront également admises.  

<strong>Nadine Girault</strong><br><em>Ministre</em>
Capture d'écran TVA Nouvelles
Nadine Girault
Ministre

«Ce scénario permettra d’atténuer certaines répercussions socioéconomiques engendrées par la pandémie et de doter le gouvernement du Québec des leviers d’action nécessaires pour contribuer à répondre aux besoins du Québec en matière de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs-clés de l’économie», fait valoir la ministre de l’Immigration, Nadine Girault, dans son plan dévoilé jeudi à l’Assemblée nationale.   

Immigrants économiques

Ainsi, en plus des 33 900 immigrants économiques attendus en 2022, s’ajouteront 12 700 admissions supplémentaires qui avaient été retardées par la pandémie de COVID-19.   

Un scénario semblable s’applique au regroupement familial. Québec acceptera 1000 personnes de plus que les 10 600 prévues l’an prochain dans ce programme.   

Même chose pour les personnes réfugiées, de même que pour celles sélectionnées dans le Programme spécial des demandeurs d’asile en période de COVID-19 n’ayant pas été admises en 2021.  

Rappelons que la CAQ avait réduit drastiquement les seuils d’immigration à 40 000 dès son arrivée au pouvoir en 2018. Le mantra de François Legault était «d’en prendre moins, mais d’en prendre soin». Son gouvernement avait ensuite promis de hausser graduellement le nombre d’immigrants admis.   

Doctrine Jean Charest

Selon le Parti Québécois, le gouvernement Legault contribue à «empirer la situation du déclin du français au Québec» en refusant d’exiger la connaissance de la langue de Molière aux immigrants économiques.  

«Les seuils doivent respecter la capacité d'intégration en français du Québec. Ce que nous propose la CAQ, c'est la continuation de la doctrine de Jean Charest», a déploré le chef péquiste Paul St-Pierre Plamondon, dans une publication sur son fil Twitter.  

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