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Un tournant dans la campagne

Le candidat à la mairie de Québec et chef de QFF, Bruno Marchand
Photo Stevens LeBlanc Le candidat à la mairie de Québec et chef de QFF, Bruno Marchand

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La montée dans les intentions de vote pour Bruno Marchand, qui pourrait être en voie de devenir la nouvelle coqueluche de Québec, comporte aussi le risque de représenter un couteau à double tranchant. 

« Il se passe quelque chose à Québec », lance Jean-Marc Léger, PDG de la firme Léger.

Il aurait aussi pu dire : il se passe ENFIN quelque chose, après plusieurs semaines d’une campagne plutôt tranquille.  

Rien n’est encore joué, mais, d’un côté, les campagnes de Marie-Josée Savard et de Jean-François Gosselin sont en pleine stagnation.

La dauphine de Labeaume doit réaliser que la sienne a besoin d’un électrochoc, alors qu’elle a plutôt ralenti le rythme. Le chef de Québec 21, envers qui les gens ont la moins bonne opinion parmi les candidats, ne récolte quant à lui pas plus d’appuis qu’en 2017.  

De l’autre, une étincelle vient d’enflammer la campagne du chef de Québec Forte et Fière.  

Ainsi, ces résultats du sondage Léger-Le Journal pourraient représenter un important tournant dans la campagne, comme en 2007, lorsque Régis Labeaume s’était mis à monter dans les intentions de vote. 

À 10 jours du scrutin, cette remontée représente une très bonne nouvelle pour le nouveau venu.

Car comme l’exprime fort bien M. Léger, quand les citoyens de Québec s’amourachent d’un candidat, généralement ça part et ça n’arrête plus.  

Est-ce là ce qui attend Bruno Marchand ? Est-ce trop peu trop tard ? Les gens de Québec auront le dernier mot, mais, clairement, une tendance se dessine.  

Jouer ses cartes 

Cette remontée dans les intentions de vote aura l’avantage de galvaniser le chef de QFF et ses troupes, qui seront gonflés à bloc pour le dernier droit de la campagne. Ceux qui n’osaient pas y croire redoubleront d’ardeur.  

Excellent orateur, Marchand pourra s’appuyer sur ce bel élan pour gagner encore en assurance et inspirer plus d’électeurs.

Placé sous les projecteurs avec un vent favorable, il devrait ainsi voir son déficit de notoriété comblé. 

Il est intéressant de noter également que l’image du chef de QFF apparaît comme la plus positive aux yeux des citoyens, un bel atout.  

En contrepartie, Bruno Marchand doit être à la hauteur et bien jouer ses cartes afin de démontrer aux gens de Québec qu’il représente le meilleur choix. Tout cela en faisant face à un feu nourri d’attaques de ses adversaires.

Sa remontée vient en effet déplacer le focus de la campagne, comme l’explique Jean-Marc Léger, qui rappelle que c’est aussi « quand t’es fort que tu deviens vulnérable ».