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Des enquêtes en 300 pages

livre La Grande Dérive
UBS Birkenfeld

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Deux livres de notre Bureau d’enquête ont fait la manchette cette semaine, l’un d’entre eux de façon totalement imprévue.

Nous avions planifié depuis longtemps le lancement du livre Le parloir, qui raconte la déchéance en prison de l’ex-chef des Hells Angels, Maurice « Mom » Boucher. Pendant des mois, mes collègues Eric Thibault et Félix Séguin ont minutieusement épluché les conversations du prisonnier le plus célèbre du Québec, enregistrées par la police alors qu’il complotait, derrière les barreaux, de commettre un meurtre.

Vous trouverez d’ailleurs un aperçu inédit de la vie de Mom en cliquant les liens suivants.

• À lire aussi: Crime organisé: la descente aux enfers de «Mom» Boucher en cellule

• À lire aussi: Lisez en exclusivité les deux premiers chapitres du livre «Le Parloir»

Travail rigoureux

Un autre ouvrage de notre équipe, PLQ inc., s’est retrouvé au cœur de l’actualité. Publié en octobre 2019, il raconte comment l’Unité permanente anticorruption (UPAC) s’est butée au Parti libéral, dans le cadre de son enquête Mâchurer sur des allégations de financement illégal.

Ce livre est le fruit d’un travail journalistique rigoureux. Il documente les efforts colossaux (rencontre de plus de 300 témoins, projets d’écoute électronique, dizaines d’enquêteurs mobilisés) déployés depuis 8 ans par la police au sujet du PLQ. Ces efforts, faut-il le rappeler, n’ont débouché jusqu’ici sur aucune accusation.

L’ex-premier ministre libéral, Jean Charest, n’a pas aimé que la vice-première ministre, Geneviève Guilbault, brandisse PLQ inc. au Salon bleu la semaine dernière.

Dans un communiqué publié mercredi, M. Charest allègue que ce livre « est le résultat de plusieurs fuites d’enquêtes menées par l’UPAC », fuites qu’il qualifie d’« actes criminels ».

Pour se défendre, la ministre a rétorqué que ce livre avait été écrit par des journalistes et se trouvait déjà dans la sphère publique, et qu’il était donc bien légitime de le montrer au Parlement.

En profondeur

Justement, pourquoi écrivons-nous des livres ? Principalement pour présenter en profondeur des sujets hautement d’intérêt public. En 300 pages, on peut aller beaucoup plus loin que dans un article de journal de quelques centaines de mots. Révéler des conversations exhaustives entre policiers, témoins et suspects. Exposer des documents. Présenter les nuances qui s’imposent. Surtout quand il s’agit d’un sujet aussi important qu’une enquête criminelle sur l’organisation et le financement du parti qui a dirigé le Québec de façon presque ininterrompue pendant 15 ans.

Notre Bureau d’enquête a publié pas moins de 7 livres au cours des dernières années, dont Le parloir et PLQ inc., mais également ceux-ci : 

  • Gallant. Confessions d’un tueur à gages, qui revient sur les crimes commis par l’un des plus prolifiques meurtriers de l’histoire de la province pendant la guerre des motards. Le récit a d’ailleurs donné naissance à un film mettant en vedette Luc Picard qui sortira en salles au printemps 2022. 
  • Le livre noir des Hells Angels, un ouvrage abondamment illustré qui constitue le portrait le plus complet de cette organisation de motards criminels qui rêvait jadis de déstabiliser le système policier et judiciaire du Québec. 
  • La grande dérive, un livre de Jean-François Cloutier qui ouvre les yeux sur l’utilisation des paradis fiscaux par les millionnaires d’ici, les particuliers comme les entreprises. Leurs tactiques leur permettent d’éviter de payer de l’impôt pendant que le fardeau fiscal de la classe moyenne s’alourdit sans cesse. 
  • Gilles Vaillancourt. Le Monarque, que j’ai eu le plaisir de co-écrire avec mes collègues, Sarah-Maude Lefebvre et Andrea Valeria. L’histoire de l’ex-maire de Laval qui dirigea un système de corruption bien organisé pendant des décennies, et qui s’est mis au passage des millions de dollars dans les poches... avant de finir en taule. Une lecture fortement suggérée à tous les candidats aux élections municipales dans une semaine. 
  • La Source, un livre par lequel Andrew Scoppa, qui a jadis été l’un des membres les plus influents du clan Rizzuto, brise l’omerta en confiant à nos journalistes Félix Séguin et Eric Thibault les secrets de la mafia montréalaise.  

Nous sommes fiers de vous présenter des ouvrages qui témoignent de certaines de nos enquêtes journalistiques les plus abouties. Il est possible de les commander sur notre nouvelle plateforme qublivre.ca ou chez votre libraire favori. Bonne lecture ! 

Jean-Louis Fortin
Directeur du Bureau d’enquête

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