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Gary Bettman a bien réagi

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Photo d’archives, AFP Le commissaire de la LNH n’a pas mis de temps avant de réagir au scandale entourant les Blackhawks de Chicago.

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Le commissaire de la LNH Gary Bettman est un homme d’action et j’ai aimé sa façon de gérer l’épineux dossier des Blackhawks de Chicago, cette semaine. 

En rencontrant Joel Quenneville et – on s’en doute bien – en le poussant à démissionner de son poste d’entraîneur-chef des Panthers de la Floride, il a démontré le leadership qu’on demande à un chef d’entreprise.

Ce qu’on a appris cette semaine concernant Kyle Beach et l’agression sexuelle qu’il aurait subie aux mains de l’ancien entraîneur vidéo des Hawks Brad Aldrich a terni l’image de la LNH. Bettman n’avait pas le choix d’agir rapidement et, même si le mal est fait, il a démontré que ce que les dirigeants des Blackhawks en 2010 ont fait est inacceptable.

En agissant de la sorte, j’espère qu’il va empêcher certaines personnes mal intentionnées d’agir.

CHEVELDAYOFF BLANCHI

Je sais, certaines personnes ont été fâchées d’apprendre qu’au terme de sa rencontre avec le directeur général Kevin Cheveldayoff, hier, Bettman a décidé de ne pas lui imposer de sanctions. Rappelons que Cheveldayoff était l’adjoint au directeur général Stan Bowman au moment des incidents, en 2010.

Si le commissaire a pris cette décision, c’est qu’il est convaincu que des mesures disciplinaires ne sont pas nécessaires. La LNH ne peut pas se permettre de donner des passe-droits à qui que ce soit dans cette affaire.

Malgré tout, cette affaire est loin d’être résolue.

Le courageux témoignage de Kyle Beach a ébranlé les colonnes du temple et on sent un malaise collectif chez les Blackhawks en ce moment.

Ce qui s’est produit et l’inaction de l’état-major de l’équipe afin de ne pas miner ses chances de gagner la coupe Stanley, c’est épouvantable. Il n’y a pas d’autres mots.

BRUNETTE : BON CHOIX

À la suite de la démission de Joel Quenneville, les Panthers ont annoncé qu’Andrew Brunette assurerait l’intérim. Ce dernier était l’adjoint de Quenneville. C’est une bonne décision de l’organisation. Certaines rumeurs ont envoyé John Tortorella en Floride, mais j’aime la décision de ne pas tout chambouler en ce moment alors que les Panthers trônent au sommet du classement général.

Andrew Brunette continuera d’appliquer ce que Quenneville avait implanté avec les Panthers. Comme ça, tu ne crées pas de mécontents et pas de jaloux.

GUY MÉRITE DU REPOS

Dans un autre ordre d’idée, l’hommage rendu à Guy Lafleur mercredi et jeudi à Québec a été un succès sur toute la ligne. Maintenant que c’est fait, qu’on le laisse se reposer. Il mérite bien ça.

La cérémonie du retrait de son chandail no 4 de jeudi soir m’a beaucoup ému. Non seulement parce que Guy a marqué ma jeunesse ainsi que ma carrière professionnelle, mais surtout parce que malgré le cancer qui l’afflige, il s’est tenu droit comme un chêne. 

Je tiens d’ailleurs à féliciter la Ville de Québec ainsi que la LHJMQ pour les hommages rendus cette semaine. Des gestes merveilleux pour un homme tout aussi merveilleux.

Mais tout le monde l’a remarqué : Guy est affaibli par les traitements qu’il subit à l’heure actuelle. Comme il l’a mentionné dans son discours, jeudi soir, il n’a jamais été capable de dire non, et encore cette semaine, il était présent pour les gens qui l’ont soutenu tout au long de sa carrière.

Ç’a été l’histoire de sa vie.

Maintenant que c’est fait, que vous soyez membre des médias, d’équipes, d’organisations sportives ou autres, laissez-le tranquille.

Cet homme qui a soulevé les foules se bat pour sa vie. Il aura besoin de chacune des parcelles d’énergie disponible pour venir à bout de ce vilain cancer.

Qu’on laisse faire les démarches pour le recevoir en entrevue, s’il vous plaît !

– Propos recueillis par Kevin Dubé

Les échos de Bergie

MESSAGE COMPRIS

Le Canadien a probablement joué son meilleur match de l’année jeudi soir face aux Sharks à San Jose. Il semble que, finalement, les joueurs ont compris ce que ça prenait pour gagner. On n’a pas réglé tous les problèmes, mais au moins le travail était là. Quand tout le monde travaille et met l’énergie nécessaire, on se fout du système de jeu. Les équipes qui mettent le cœur à l’ouvrage sont celles qui connaissent du succès. Maintenant, il faudra voir si c’est le début d’une tendance ou s’il ne s’agissait que d’un cas isolé. L’équipe terminera dimanche son voyage dans l’Ouest américain et elle a la chance de revenir à Montréal avec le sourire aux lèvres. Avec deux victoires, ce soir face aux Kings de Los Angeles et demain face aux Ducks d’Anaheim, le CH ne se retrouverait qu’à deux matchs d’une fiche de 500. À partir de là, tout est possible.

OÙ EST GEOFF MOLSON ?

L’incertitude continue de planer autour du futur de Marc Bergevin, et les rumeurs fusent de partout. Luc Robitaille a d’ailleurs réagi dans notre édition d’hier sur les rumeurs qui envoient le directeur général du Canadien à Los Angeles avec les Kings. Dans un entretien avec le collègue Jean-François Chaumont, Robitaille a tempéré la situation en disant qu’il n’était pas rare de voir un homme de hockey à sa dernière année sans contrat. La question que je me pose : pourquoi est-ce que tout le monde commente, sauf Geoff Molson ? Où est le propriétaire du Canadien en ce moment ? Il se passe quelque chose, et le manque de transparence ne fait qu’alimenter la machine à rumeurs.

CALGARY M’IMPRESSIONNE

Les Flames connaissent un excellent début de saison et ils m’impressionnent par leur façon de jouer. J’ai récemment vu une séquence où on apercevait Kirk Muller prodiguer ses conseils aux joueurs des Flames sous le regard de l’entraîneur-chef Darryl Sutter, sourire en coin. On ne le voit pas souvent sourire, Sutter ! Ça me pousse à croire que Muller s’est vu confier d’importantes responsabilités avec l’équipe albertaine. Je suis content pour lui. Son congédiement de Montréal n’a pas été facile, mais il a trouvé une autre façon de rebondir.