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L’enfer en héritage

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Photo AFP Les catastrophes provoquées par les changements climatiques, comme ce feu de forêt, en Californie, l’été dernier, sont appelées à se multiplier.

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La planète est-elle en danger ? Non, elle n’est pas en danger. Elle était là avant nous. Elle sera là après nous. 

Ce sont nous, les humains, qui sommes en danger. Nous, les humains qui, dans nos élans suicidaires, emporteront la quasi-totalité du vivant dans les abîmes de notre inconscience à cause de notre avidité et de notre cupidité collective. La planète, elle, nous survivra. Elle le fit au terme des précédentes grandes extinctions.

La valeur d’une signature

En décembre 2015, 197 pays s’étaient engagés dans l’Accord de Paris sur le climat. Le but était alors de limiter le réchauffement climatique à 2 °C, voire 1,5 °C d’ici 2100 par rapport aux années 1850-1900, à l’ère préindustrielle. 

Où en est-on de cette belle et grande ambition pour l’avenir de l’humanité et du vivant aujourd’hui ? Sur les 197 pays qui ont signé l’Accord de Paris sur le climat en 2015, 188 l’ont ratifié. 

Cependant, d’après les données du système de notation du groupe de recherche chargé de mesurer l’action politique mise en place pour réduire les gaz à effet de serre, le Climate Action Tracker (CAT), il s’avère que seulement un seul des pays signataires des Accords de Paris sur le climat respecte sa signature à ce jour : la Gambie, un État de l’Afrique de l’Ouest...

L’imminence du cataclysme 

Il commence à se faire tard et les nations signataires de l’Accord de Paris sont encore loin des objectifs qu’ils s’étaient engagés à atteindre, à savoir un niveau d’émissions de carbone net zéro d’ici à 2050 et le maintien de la hausse de la température mondiale bien en dessous des 2 °C, de préférence à 1,5 °C. C’est le seuil critique avant le cataclysme.

La 26e édition de l’ONU sur les changements climatiques qui se tient présentement à Glasgow, en Écosse, mise donc sur un accroissement des efforts en vue d’honorer nos engagements pris dans l’Accord de Paris et la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques pour nous inscrire dans des avancées qui ont du sens. 

Après cinq rapports consécutifs du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) qui n’ont pas reçu une attention optimale des dirigeants politiques et des entrepreneurs de ce monde, le sixième rendu public récemment nous alerte sur le fait que ce seuil critique (le plafond des 1,5 °C de réchauffement) pourrait être franchi dès 2030, soit dix ans plus tôt qu’estimé auparavant. Une situation irréversible. 

À nos descendants, on ne pourra pas dire qu’on ne savait pas. Que c’était une énorme surprise. Qu’on ne pouvait anticiper le pire. Qu’il n’y avait pas de solution de rechange... 

Après trente années d’alertes scientifiques, ce n’est plus un secret pour personne sur cette terre que l’avenir de l’humanité et de l’ensemble du vivant est en danger.

Alors trêve de parades et de beaux discours... Une action rapide planétaire sincère et concertée est de mise. Ne laissons pas l’enfer en héritage à nos descendants.

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