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Ancien zoo de Québec: démolition imminente de la serre indo-australienne

Bien qu'elle soit la cible d'actes de vandalisme, la serre indo-
Photo d'archives, Diane Tremblay La serre indo-australienne de l'ancien zoo de Québec

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Il est minuit moins une pour sauver la serre indo-australienne de l’ancien zoo de Québec et tout indique qu’elle sera démolie avant la fin de l’année.

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Le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries, qui est propriétaire de l’ancien jardin zoologique, a confirmé au Journal qu’il n’a pas l’intention de suspendre le processus de démolition, comme le souhaitent quatre candidats à la mairie sur cinq.

La directrice générale, Marie-Claude Asselin, soutient que ce n’est pas faute d’avoir essayé de préserver la vaste serre, inactive depuis 2006. Selon elle, la population a été consultée et des avis d’intérêt ont été lancés, mais aucun projet viable n'a été présenté.

«Je pense que tout a été fait, et de façon très transparente, sur une longue période, pour que des projets puissent émaner», soutient-elle. Aucun ne répondait aux critères en matière de développement durable ou d’entrepreneuriat, affirme-t-elle. Et il n’était pas question de vendre à un promoteur immobilier.

Campagne municipale

Le sujet a fait irruption dans la campagne municipale dans les derniers jours. Jean Rousseau réclame un moratoire et la création d’un parc éducatif à cet endroit. Seul Jean-François Gosselin estime que le démantèlement s’avère la seule solution réaliste.

«On a pris le temps de faire des vérifications, on a parlé aux bonnes personnes, et malheureusement, c’est la seule option», a soutenu le chef de Québec 21, samedi, disant toutefois vouloir valoriser les sentiers dans le secteur.

De son côté, le centre de services scolaire se consacre à la construction de deux écoles sur le site de l’ancien zoo et ne désire pas détourner des fonds vers la revitalisation de la serre qui est évaluée à 1,2 million $. «C’est de l’argent que je n’octroierais pas à mes élèves», soulève Mme Asselin.

L’organisation ne veut pas porter le blâme pour ce qui est de l’état de désuétude de la serre, car elle n’est propriétaire des terrains que depuis juin dernier. Avant cela, elle était sous le contrôle de différentes autorités ministérielles.

Le Centre de services scolaire des Premières-Seigneuries affirme d’autre part ne pas avoir la «capacité budgétaire» d’assumer les frais reliés à l’entretien de la serre pendant la période hivernale (surveillance, déneigement de la toiture, chauffage) et souhaite donc régler le dossier avant décembre.

À brève échéance

Selon ce qu’il a été possible d’apprendre, le contrat de démolition sera octroyé à brève échéance. Le temps presse donc pour quiconque voudrait soumettre un ultime projet de sauvegarde, y compris la future administration municipale.

Ce projet devrait être «structuré et structurant» et venir avec un «engagement financier ferme» qui n’implique pas le Centre de services scolaire, précise-t-on.

«Depuis 2006, il y a eu la possibilité d’avoir plusieurs idées de projet là et ça n’a pas mené à ça malheureusement, donc je douterais qu’à ce moment-ci, il y ait quelque chose qui ait échappé à l’une ou l’autre des parties», glisse Mme Asselin.