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Menaces contre les journalistes: un complotiste accusé

Il disait vouloir tirer sur des journalistes

Capture d'écran
Capture d’écran tirée de YouTube Daniel Turgeon avait affirmé en décembre dernier vouloir tuer des journalistes avec une mitraillette.

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Un complotiste qui avait affirmé vouloir commettre des tueries à la mitraillette dans les locaux de TVA et de Radio-Canada devra répondre de ses paroles au tribunal, où il est accusé de menaces de mort. 

« Je rentrerais là le doigt collé sur la gâchette de la mitraillette pis il décollerait pas, jusqu’à tant qu’il n’y ait plus personne debout », avait lancé sourire en coin Daniel Turgeon, dans une vidéo diffusée sur YouTube en décembre dernier.

Turgeon, un Québécois de 50 ans qui semble depuis avoir déménagé à Wasaga Beach, en Ontario, avait produit sa vidéo en pleine pandémie. Incitant des policiers à saboter des tours de téléphonie 5G, puis dénonçant un soi-disant « État profond », il s’était également lancé dans une tirade contre les vaccins visant à protéger de la COVID-19.

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Disant écouter Radio-Canada et TVA, il leur reprochait des reportages sur la vaccination.

« Vous êtes chanceux, je ne suis pas soldat », avait lancé Turgeon en regardant droit dans sa caméra.

Propos dénoncés

Ces propos avaient été dénoncés par plusieurs utilisateurs des réseaux sociaux qui avaient interpellé différents corps de police à ce sujet.

« C’est pas des menaces, j’ai pas dit que j’allais faire ça », avait répliqué Turgeon peu après en ricanant et en faisant un doigt d’honneur à la caméra.

La police de Montréal a toutefois ouvert une enquête, qui a mené à l’inculpation de Turgeon pour avoir « sciemment transmis sur YouTube une menace de causer la mort ou des lésions corporelles aux journalistes de TVA et Radio-Canada ».

Il comparaîtra, en liberté, le 7 janvier prochain, au palais de justice de Montréal.

La Fédération professionnelle des journalistes a pour sa part dénoncé les propos de Turgeon.

« C’est inacceptable de vouloir s’en prendre à des journalistes, tout comme à n’importe quel corps de métier », a rappelé la vice-présidente Marie-Ève Martel, en invitant à dénoncer les attaques contre les journalistes et en invitant ceux-ci à porter plainte, afin d’assurer leur sécurité.