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COVID-19: Vers un Noël moins restrictif cette année?

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À un peu plus d'un mois des Fêtes, le gouvernement Legault n'a toujours pas déposé son plan. Les entreprises chargées d'organiser ou d'accueillir les rassemblements s'impatientent. Plusieurs espèrent un Noël moins restrictif que celui de l'année passée, mais pour d'autres c'est trop peu, trop tard.

«Des grosses entreprises m'ont déjà annoncé qu'ils n'allaient plus jamais faire de party de Noël. Avec la pandémie et les risques d'éclosions dans les usines, les directions vont maintenant opter pour des cadeaux aux employés. Pour nous ce sont des clients de perdus», a lancé le propriétaire de Paul Piché Traiteur, Simon Piché.

L'entrepreneur évalue ses pertes causées par la pandémie à 9 millions $ en deux ans. Au lendemain de l'annonce du ministre de la Santé, Christian Dubé, qui autorise la reprise de la danse et du chant au karaoké dans les bars à compter du 15 novembre, Simon Piché parle d'un temps des Fêtes à oublier.

«En date du 13 mars, avant les fermetures, l'entreprise comptait plus de 160 employés, incluant des occasionnels. En ce moment, nous sommes une dizaine. Les assouplissements arrivent trop tard et il y a encore trop d'incohérences. En ce moment, on a énormément de problèmes de fourniture alimentaire. Chez les fournisseurs, il y a plein de ruptures de stock. Donc, même si demain matin tous les traiteurs de Trois-Rivières avaient l'autorisation de revenir à la normale de 2019, on ne serait sûrement pas capable d'avoir notre nourriture de base pour les partys de Noël», a expliqué M. Piché.

«On ressent un engouement depuis l'annonce d'hier! En fait, on est confiant que ça va assurer une relance, particulièrement en fin de soirée, au centre-ville. Il devrait y avoir plus de gens! En ce moment on essaie de trouver un juste milieu entre des groupes et les petites réservations. On s'est dit qu'on allait seulement accepter les réservations des groupes de 15 personnes et moins. Comme ça, s'ils ne se présentent pas, on va être en mesure de combler les tables avec la clientèle sans réservation», a souligné le directeur marketing à la microbrasserie Le Temps d'une Pinte, Mathieu Martin.

Pour les entreprises spécialisées en création d'événements privés, comme le Groupe Décoralium, les dernières annonces du gouvernement commandent des ajustements de dernière minute.

«On est content et on ressent l'engouement, mais ça demande des changements dans des contrats. Des clients qui avaient déjà des réservations appellent pour ajouter une option danse avec DJ comme ça sera permis. Donc, on doit appeler nos partenaires, ça amène une reprise d'activité et ça fait du bien», a ajouté le porte-parole du Groupe Décoralium, Michel Letarte.

Québec considère que les maisons privées demeurent des endroits risqués et qu'il est encore trop tôt pour lever la limite de 10 personnes. Il faudra attendre encore quelques semaines pour connaître les mesures en vigueur durant la période des Fêtes.

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