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Québec cède devant les non-vaccinés

Recul sur la vaccination obligatoire du personnel de la santé

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La menace contre les non-vaccinés est levée. Craignant des effets dévastateurs liés au manque de personnel, le gouvernement Legault recule sur la vaccination obligatoire des travailleurs de la santé.

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Se faire soigner par une employée n’ayant pas reçu ses deux doses, mais qui porte le masque et se fait dépister trois fois par semaine est désormais un « risque tout à fait acceptable », aux yeux des autorités.

Pourtant, il y a quelques semaines à peine, François Legault s’offusquait à l’idée qu’une infirmière non vaccinée « soit proche » de lui s’il était hospitalisé.

D’abord fixée au 15 octobre, la date butoir pour se faire vacciner sous peine d’être suspendu sans solde avait été reportée au 15 novembre.

À nouveau, devant les risques de bris de services, le gouvernement fait marche arrière. Il n’imposera pas la vaccination aux travailleurs actuels de la santé, seulement aux futurs employés.   

  • Écoutez l'entrevue avec Yves Lamontagne, ex président du collège des médecins au micro de Richard Martineau sur QUB radio :   

 

Même s’il a plié deux fois après des ultimatums, le ministre de la Santé, Christian Dubé, refuse de parler d’un échec.

Selon lui, avoir réussi à atteindre une couverture vaccinale de 97 % chez les travailleurs de la santé est tout de même « un succès ».

Il assure avoir pris « la moins pire des décisions ». Se priver des 8000 employés sur le terrain n’étant toujours pas vaccinés aurait des « conséquences désastreuses ».

La vaccination obligatoire aurait forcé les établissements à imposer encore plus d’heures supplémentaires obligatoires et à recourir systématiquement aux agences privées de placement de personnel.   

  • Écoutez la rencontre Foisy-Robitaille avec Philippe-Vincent Foisy, Antoine Robitaille et Benoit Dutrizac sur QUB radio:   

Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé mercredi que son gouvernement recule sur la vaccination obligatoire pour les employés actuels du réseau de la santé. Toutefois, cette obligation demeurera en place pour les nouveaux employés.
Capture d’écran, TVA Nouvelles
Le ministre de la Santé, Christian Dubé, a annoncé mercredi que son gouvernement recule sur la vaccination obligatoire pour les employés actuels du réseau de la santé. Toutefois, cette obligation demeurera en place pour les nouveaux employés.

Plus de passe-droit pour le dépistage

Les travailleurs de la santé qui ne sont pas adéquatement protégés contre le coronavirus continueront de se faire dépister trois fois par semaine.

Mais désormais, il n’y aura plus de passe-droit. « C’est non négociable. [...] Ceux qui ne veulent pas se faire dépister vont être mis sans solde », a-t-il prévenu.

Québec payera la note pour éviter que les frais encourus pour le dépistage ne soient utilisés comme une excuse par des travailleurs.

Les tests PCR seront utilisés pour dépister les employés des hôpitaux, les tests rapides pour les gens qui œuvrent dans des résidences privées pour aînés, même s’ils ne sont pas si efficaces pour les asymptomatiques.

Pas accès aux primes

Christian Dubé a rappelé que les travailleurs récalcitrants à la vaccination n’auront pas accès aux primes COVID-19 ni aux bonifications visant la rétention du personnel. 

À Glasgow, où il participe à la COP26, le premier ministre a déploré que son gouvernement ait dû reculer.

« Ça me choque, pour être bien honnête, a déclaré François Legault. Parce que j’ai de la misère à comprendre que quelqu’un qui a étudié en santé refuse de se faire vacciner. »   

  • Écoutez la rencontre des analystes politiques Elsie Lefebvre et Marc-André Leclerc sur QUB radio:   

– Avec la collaboration de Patrick Bellerose  

L’état de la vaccination chez les travailleurs de la santé  

8000 employés du réseau de la santé qui travaillent actuellement sur le terrain n’ont pas reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19.

5000 de ces employés sont en contact direct avec les patients.

97 % des travailleurs du réseau de la santé ont reçu au moins une dose de vaccin.

Les employés non vaccinés devront se faire dépister trois fois par semaine, aux frais de l’État, mais en dehors des heures de travail. Les récalcitrants seront suspendus sans solde.

Les employés non vaccinés n’auront pas accès aux primes COVID-19 ni aux primes de rétention.

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