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Coderre le temporaire

Coderre le temporaire
Photo Agence QMI, MARIO BEAUREGARD

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Le « nouveau » Denis Coderre, qui n’est pas plus nouveau que mon œil, a donc paniqué devant Balarama Holness, qui lui pique des votes dans le bassin non négligeable des Anglos fâchés.

L’ex-maire en quête de son poste perdu est donc allé donner une entrevue à The Gazette, cette feuille où l’on a toujours une bonne oreille pour les anciens libéraux comme lui.

Alors qu’il dit, en français, que le français est la seule langue officielle de Montréal, il est allé promettre, en anglais, non seulement des services en anglais pour les Montréalais qui traitent avec la Ville, mais aussi des services en créole et en italien.

Et pourquoi pas dans toutes les autres langues aussi, M. Coderre ?

Autrement dit, cet homme nouveau agrémenté de splendides lunettes n’est qu’un vieux politicien de papier mâché qui remonte à la surface...

  • Écoutez La Rencontre Proulx - Martineau au micro de Richard Martineau sur QUB radio : 

Hypocrisie

Revenons-en à ce Balarama Holness, qui participe au rouleau compresseur linguistique anglo-américain pour aplatir le Québec et qui pose en « rebelle » en entrevue à La Presse. Ce dernier ne trouve bizarrement rien à redire à l’outrecuidance colonialiste du président d’Air Canada qui vient donner une conférence unilingue anglaise devant la Chambre de commerce de Montréal...

Cette hypocrisie anglo-saxonne remonte à la Conquête : Holness n’est donc pas plus « nouveau » que Coderre.

Même Trudeau

Six anciens premiers ministres du Québec ont enjoint à François Legault de raffermir la loi 101. Même Justin Trudeau et Mélanie Joly ont fini par reconnaître que cette loi devrait s’appliquer aux organismes fédéraux basés au Québec.

Et Denis Coderre, lui, fait les yeux doux à The Gazette en disant qu’il va s’asseoir avec Simon Jolin-Barrette pour lui dire de ne pas appliquer sa loi 96 à Montréal, cette métropole qui ne nous appartient plus ! J’espère que le retour de Coderre n’aura été que temporaire et qu’il pourra bientôt recommencer à gagner un demi-million par année en tant que lobbyiste.

Regardez la revue de l’actualité du jour de QUB radio où Mario Dumont explique pourquoi Denis Coderre ferait un bon maire :