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Mairie de Québec: qui succédera à Régis Labeaume?

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Qui succèdera à Régis Labeaume après 14 ans à la mairie? Une grande décision attend les électeurs de Québec.

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La mairie de Québec est vivement disputée par cinq candidats. Les voici.

La numéro 2 qui veut s’élever jusqu’au siège de mairesse  

Marie-Josée Savard, cheffe d’Équipe Marie-Josée Savard.
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Marie-Josée Savard, cheffe d’Équipe Marie-Josée Savard.

Issue d’un milieu social modeste de Vanier, Marie-Josée Savard, dauphine du maire Labeaume, a gravi tous les échelons pour devenir numéro deux de la Municipalité. Elle espère franchir la dernière marche demain soir.

Taïeb Moalla

À bientôt 48 ans, la mère de deux enfants a déjà connu plusieurs carrières. Titulaire d’un certificat en psychologie à l’Université Laval, elle se lance en affaires dès sa jeune vingtaine. 

Connue pour sa fibre entrepreneuriale, elle a également un sens très développé de la famille. Le printemps dernier, au moment de confirmer sa candidature à la mairie, elle parle abondamment de la place qu’occupent son conjoint, ses enfants et ses parents dans sa vie.

Elle n’hésite d’ailleurs pas à recruter ses parents pour qu’ils travaillent dans ses trois commerces : un café-restaurant, un nettoyeur et un dépanneur situés à Place Québec. 

Élue municipale

En 2009, Mme Savard est élue au poste de conseillère municipale pour Équipe Labeaume dans le district du Plateau et devient membre du comité exécutif.

Elle n’est toutefois pas très connue, car tous les projecteurs sont dirigés vers le maire qui vient de lancer son parti politique. 

Mère de deux jeunes enfants, la conseillère choisit de ne pas se représenter au scrutin de 2013 pour pouvoir se consacrer à sa famille. À l’époque, elle juge qu’elle serait incapable de concilier un mandat d’élue et ses impératifs familiaux.

Quatre années plus tard, elle constate que la piqûre de la politique est toujours bien présente. Elle se lance, en 2017, dans le district de Cap-Rouge-Laurentien où elle est élue par 42,66 % des voix. Elle hérite dans la foulée des dossiers de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et du patrimoine, mais elle est surtout vice-présidente du comité exécutif. Cela fait d’elle la numéro 2 de la Ville de Québec.

Le tout pour le tout

La nature de ses tâches fait en sorte qu’elle participe à des dizaines de rencontres publiques citoyennes. Mais, comme c’est le cas pour la plupart des autres conseillers municipaux, elle demeure souvent dans l’ombre de l’omniprésent maire. 

Ce n’est qu’en mai 2021 qu’elle confirme officiellement sa candidature à la mairie. Équipe Labeaume devient Équipe Savard.

En choisissant de ne pas avoir de colistier, Marie-Josée Savard joue ce soir une grande partie de sa carrière politique municipale. Soit les électeurs la choisiront comme mairesse soit ils lui désigneront la porte de sortie. 

LE NOUVEAU VENU QUI ENTEND BIEN INCARNER LE «CHANGEMENT»  

Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Bruno Marchand, chef de Québec Forte et Fière

Au moment de se lancer en politique en avril dernier, Bruno Marchand est très peu connu du grand public, mais son nom est plus familier dans les milieux communautaires et économiques.

Dominique Lelièvre

Sous sa direction, de 2014 à 2021, Centraide Québec et Chaudière-Appalaches a connu une hausse de plus de 35 % de ses dons.

Le chef de Québec Forte et Fière – un nouveau parti sur la scène municipale – y voit la meilleure preuve qu’il a les qualités de « gestionnaire » et de « rassembleur » qu’il faut pour diriger la Ville, même s’il n’a jamais été élu avant.

Stratégie

Conscient de son déficit de notoriété, l’homme de 49 ans multiplie les sorties médiatiques depuis le début de sa campagne.

Il tente de se définir comme le candidat du changement, celui qui amènera un « leadership positif » et qui saura rallier le centre-ville et les banlieues.

Il parle d’une Ville qui ne doit laisser « personne derrière », raviver ses quartiers, et respecter la « capacité de payer » des gens.

En coulisse, son équipe a développé un important réseau de sympathisants, ce qui lui a permis de devenir un prétendant sérieux à la succession de Régis Labeaume.

Actif

Celui qui est né et qui a grandi à Limoilou se plaît à raconter son enfance dans les ruelles du quartier et au Patro Roc-Amadour.

Il détient un diplôme en philosophie de l’Université Laval et il a fait une technique en travail social au cégep de Sainte-Foy.

Sportif, il parcourt en moyenne 10 000 km de vélo par année et a gravi certains des plus hauts cols des Alpes, selon sa biographie. Il est père de deux enfants et vit à Sainte-Foy avec sa conjointe.

L’OPPOSANT QUI RÊVE DE POUVOIR  

Jean-François Gosselin, chef de Québec 21
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Jean-François Gosselin, chef de Québec 21

Chef de l’opposition à l’hôtel de ville de Québec depuis quatre ans, Jean-François Gosselin assure être désormais prêt à diriger la Municipalité.

Taïeb Moalla

En 2017, M. Gosselin est passé à deux doigts de voir sa carrière municipale s’achever avant même son début.

Le chef de Québec 21 avait largement perdu le scrutin à la mairie, mais sa colistière a pu arracher la victoire dans son district avec une mince avance. Il a ainsi pu siéger comme conseiller, et il fut le principal interlocuteur de Régis Labeaume au conseil municipal ces dernières années.

Député

Celui qui a travaillé comme directeur des ventes dans diverses compagnies au début des années 2000 a fait une première incursion en politique provinciale en 2007. À la surprise de plusieurs, il a été élu député sous la bannière de l’Action démocratique du Québec. Vingt mois plus tard, c’est un dur retour à la réalité pour M. Gosselin qui perd son siège.

En 2012, il tente de revenir à l’Assemblée nationale – sous la bannière libérale cette fois –, mais il mord la poussière.  

Il lance Québec 21 au printemps 2017 et réussit à arracher deux sièges de conseillers lors du scrutin automnal. Un an plus tard, un troisième conseiller du parti vient compléter le trio après une élection partielle.

Hockeyeur

M. Gosselin est natif de Limoilou, il a aujourd’hui 46 ans et est père de cinq enfants. Il est intarissable au sujet du hockey qu’il a déjà pratiqué à un haut niveau. 

À ses interlocuteurs, il lui arrive de parler de ses 109 points (54 buts et 55 passes) en 1994-1995 avec le National de Joliette (Junior AAA).

Il ne déteste pas glisser avoir participé au camp d’entraînement des Citadelles de Québec (LAH), en 1999, où il a eu Michel Therrien comme entraîneur. En faisant un MBA aux États-Unis, il a même pu admirer de près le talent de Martin St-Louis en l’affrontant à quelques reprises.

Ces dernières années, le maire Labeaume s’est souvent moqué de Jean-François Gosselin en raillant son « MBA en hockey ».

Le chef de l’opposition avoue que ces « basses attaques » lui ont fait mal, car il croit fortement que le sport est un excellent moyen pour lutter contre le décrochage scolaire. Pis encore, ces flèches seraient injustes, puisqu’il jure avoir toujours été bon à l’école. 

Même s’il accuse du retard dans les sondages, celui qui a seulement connu l’opposition dans sa carrière politique espère déjouer ses adversaires et continuer à se produire sur la patinoire municipale. 

À CHEVAL ENTRE LA SCIENCE ET LA POLITIQUE 

Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Jean Rousseau, chef de Démocratie Québec

Jean Rousseau est mordu de politique, mais c’est avant tout comme scientifique qu’il s’engage dans le débat public.

Stéphanie Martin

Le chef de Démocratie Québec (DQ) est fier de sa formation scientifique et, comme il le dit lui-même, il veut apporter à la mairie de Québec un leadership respectueux, teinté par son parcours académique.

Le détenteur d’un doctorat en chimie de la State University of New York est né à Québec et c’est également dans la capitale qu’il a choisi de s’établir, avec son épouse et ses trois enfants, après avoir travaillé comme chercheur en Ontario et aux États-Unis. 

En affaires

Il a ensuite fondé sa propre entreprise de biotechnologie au début des années 2000. L’attrait du service public l’a amené au fil du temps à s’impliquer. 

On l’a connu pour sa mobilisation pour la création d’une école pour garçons, dans le Vieux-Québec, le quartier qu’il habite, puis comme président du comité des citoyens du Vieux-Québec. On se souvient du combat acharné qu’il a mené pour le maintien du Marché du Vieux-Port. 

C’est finalement en 2013 qu’il a choisi de faire le saut en politique active. Choisi comme colistier par la cheffe de DQ, il remporte son district et gagne le siège de conseiller, avec le retrait d’Anne Guérette.

Après quatre ans dans l’opposition, il aspire maintenant au fauteuil du maire.

LA CANDIDATE DE L’URGENCE CLIMATIQUE  

Jackie Smith, cheffe de Transition Québec
Photo d'archives, Stevens LeBlanc
Jackie Smith, cheffe de Transition Québec

Jackie Smith – Jacquelyn Smith de son nom complet – affirme avoir été sonnée par les constats du groupe d’experts sur le climat de l’ONU, le GIEC, en 2018. Le rapport sonne l’alarme sur les bouleversements dramatiques qui attendent l’humanité si la hausse des températures se poursuit. C’est à ce moment qu’elle a décidé de « foncer » pour cette cause, qui est devenue le cœur de son action politique.

Dominique Lelièvre

« Je suis rendue à un point où je n’ai pas envie de faire des calculs politiques pour essayer de plaire à tout le monde. [...] Je ne fais pas de la politique parce que je veux ma face sur une pancarte. Je fais de la politique parce que je veux assurer qu’il y a un avenir pour mon fils », nous a-t-elle raconté lors d’une longue entrevue au mois de septembre, se disant convaincue que les villes sont les mieux placées pour agir.

La résidente de Limoilou, qui n’a pas de voiture, est devenue cheffe de Transition Québec en novembre 2019, quand ce parti était toujours connu sous le nom d’Option Capitale-Nationale.

Elle s’avère être la plus jeune candidate à la mairie lors de ce cycle électoral, elle qui a célébré ses 40 ans pendant la campagne. Analyste d’affaires dans le domaine de l’informatique, elle est originaire de Hamilton, en Ontario, et habite la ville de Québec depuis 15 ans.

Elle n’en est pas à sa première expérience politique. En 2017, sous la bannière de Démocratie Québec, elle était arrivée deuxième comme candidate au poste de conseillère municipale dans le district de Limoilou, avec 25 % des votes.

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