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Entrevue avec Denis Coderre: plus réfléchi, mais encore leader

Il assure qu’il est revenu en politique pour faire rayonner sa ville et l’empêcher de «péricliter»

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Photo Agence QMI, Joël Lemay L’ex-maire et candidat à la mairie Denis Coderre s’est montré à plusieurs reprises inquiet de la fréquence des fusillades dans la métropole. Il propose notamment d’embaucher 250 nouveaux policiers et de leur fournir des caméras portatives.

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Denis Coderre a beau être aussi « bouillant » qu’avant, il présente des engagements qu’il considère comme « plus réfléchis » qu’en 2017, afin de ramener du « leadership » dans sa ville.

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C’est en marchant dans les rues désertes du Vieux-Montréal en pleine pandémie que Denis Coderre a notamment eu l’impression de voir sa ville « péricliter », raconte-t-il en entrevue éditoriale. 

Il rêve d’une métropole qui rayonne comme avant. Il se présente comme celui capable de faire s’asseoir tous les acteurs à une même table et d’assurer la « livraison » des services. 

Des engagements, « il y en a juste 40, mais ils sont plus réfléchis. Et le candidat a l’air plus en business, il est plus de bonne humeur », souligne-t-il.

On lui avait reproché son manque de transparence dans le dossier de la formule E en 2017. On lui a fait le même reproche cette semaine, quand il a d’abord refusé de dévoiler ses revenus et la liste de ses clients, avant de se raviser et de s’engager à se retirer des discussions impliquant ses anciens clients. 

« L’élection, ce n’est pas sur moi. L’élection, c’est : que pensez-vous des quatre dernières années de Projet Montréal ? »

Pourquoi vouliez-vous revenir comme maire ? Qu’est-ce qui n’allait pas à votre goût à Montréal ?

Je dirais, il y a un mot : leadership. Manque de leadership. J’entendais toujours « c’est la faute des autres » [...] Un des dossiers qui m’ont frappé le plus, c’est [le campement de personnes sans domicile fixe sur la rue Notre-Dame]. Je me suis dit : bon, ça y est, ça va partir. Si vous ne réglez pas ça, ça va être l’enfer. Comme de fait, ils ont laissé pourrir le dossier.

Quel est votre engagement phare ?

Moi je propose un tout, je propose un projet de métropole. Où tu peux avoir des quartiers vibrants, une meilleure qualité de vie, et un développement économique [...] On a des projets pour tous les coins. On veut redonner une fierté à l’est de Montréal, on parle d’une Silicon Valley verte.

Mettons-nous à la place du locataire qui se cherche un logement ou de l’aspirant-propriétaire qui se cherche un condo. À quels résultats peuvent-ils s’attendre d’ici quatre ans, si vous êtes élu ?

Notre objectif, c’est d’avoir une plus grande accessibilité, c’est d’avoir une plus grande capacité. D’endiguer la question de l’exode urbain, [...] qui a un impact direct sur les changements climatiques [...] Il faut retrouver le goût de revenir vivre à Montréal et de rester à Montréal [...] Regardez, on va faire 50 000 unités de logement qui doivent être livrables en quatre ans. Là-dessus, va y en avoir 10 000 de social. [...] La seule façon d’avoir un impact [...] au niveau de l’abordabilité, c’est la densité. Plus tu dopes ton offre, plus ça va avoir une capacité de baisser tes prix.

Vous voulez ajouter 250 policiers, tout comme Mme Plante. Mais depuis plusieurs années, des centaines d’agents sont budgétés sans avoir été embauchés. Comment allez-vous régler ça ?

On est le seul parti qui est contre le définancement et le désarmement. Je salue les vocations tardives, mais la réalité, c’est qu’il y a eu moins de policiers dans un premier temps [pendant le mandat de Valérie Plante]. 

Allez-vous être capable de recruter ces policiers malgré la pénurie de main-d’œuvre ?

La réponse, c’est oui. On me dit que Nicolet [l’École nationale de police] peut s’ajuster. 

Pourquoi ne pas avoir dévoilé vos clients dès que vous vous êtes lancé dans la campagne ?

C’est une question importante et pertinente. [Dans le secteur privé], quand tu signes un contrat qui a des ententes de confidentialité, il faut que tu respectes ça parce que la crédibilité et le niveau de confiance entre un client et son consultant est essentiel. La preuve que ça a pris plus de temps, [mercredi] le dernier client, Transcontinental, a levé sa confidentialité [...]. [Pour ce qui est de Cogir], c’est parce que je n’ai pas pu parler à Mathieu [Duguay, président], qui était à l’extérieur du pays. Je lui ai parlé lundi. [...] Tout s’est bien fini.

On a beaucoup parlé de votre changement d’image dans cette campagne. Êtes-vous un homme changé ou un homme qui tente d’apparaître changé ?

Moi, j’ai vécu une résilience et sur le plan personnel, des moments assez difficiles. [...] Est-ce que j’ai changé ? Si vous voulez avoir quelqu’un qui décide et qui a un leadership assumé, c’est moi encore. On ne me reprochera pas mon expérience [...] Est-ce que je vais faire encore des erreurs ? Mets-en. Est-ce que j’ai un tempérament bouillant ? C’est sûr. [...] Moi j’ai du fun. Mais j’ai évolué. On évolue. 

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