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Le risque d’attraper la COVID-19 au Nunavik est au plus élevé

Salluit
Photo courtoisie, François Léger Savard Le village de Salluit est le principal foyer des infections, avec 196 cas actifs dimanche. Cela représente plus de 10 % de la population de l’endroit.

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Lors des derniers jours, le Nunavik a recensé 55 nouveaux cas de COVID vendredi, 40 samedi et 17 dimanche pour un total de 274 cas actifs dans une population d’environ 12 000 habitants. Salluit est le principal foyer des infections, avec 196 cas actifs.  

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Dans le dernier mois, 355 cas totaux ont été recensés dans la région. Selon la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik (RRSSSN), « le risque d’attraper la COVID-19 est plus élevé que jamais » sur le territoire.  

Il faut dire que le pourcentage d’individus ayant reçu deux doses de vaccin est de 45 % sur le territoire, tandis qu’il est de plus de 85 % dans la province de Québec. 

« Si vous avez des endroits où votre pourcentage de vaccination est très faible, c’est sûr que le virus et plus particulièrement le variant Delta vont tout simplement décoller et être responsables de la hausse de cas », explique le virologue Benoit Barbeau. 

« Le transport des échantillons, ainsi que d’autres raisons hors de notre contrôle, retarde l’acheminement des résultats de tests de dépistage », explique la RRSSSN. 

Deux raisons peuvent expliquer une plus forte transmission, selon Kevin L’Espérance, épidémiologiste et biochimiste.

« Les délais dans l’administration et l’obtention des résultats des tests de dépistage et la proportion de personnes vaccinées qui est relativement basse », résume-t-il.  

Déjà vu

Selon Christian Jacob, président de l’Association des microbiologistes du Québec, d’autres situations similaires ont été vécues dans des régions éloignées. 

« Il y a des endroits qui ont été épargnés à la première vague qui ont été frappés très dur à la deuxième. S’ils ont été épargnés jusqu’à présent, la fois où ils vont être frappés, ce sera comme tout le monde à la première vague », explique-t-il.  

Conditions particulières 

Pour sa part, Roxane Borgès Da Silva, professeure à l’École de santé publique de l’Université de Montréal (ESPUM), estime que les conditions de vie au Nunavik peuvent entrer en compte.  

« Ce sont des communautés qui vivent dans des logements multiples générations. C’est sûr que plus on est nombreux dans un espace clos, plus le virus peut se donner facilement », souligne-t-elle.  

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