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La fin des arrêtés ministériels en santé réclamée

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Les leaders des organisations syndicales représentant le personnel en soins infirmiers et cardiorespiratoires exhortent le gouvernement Legault à arrêter d’avoir recours aux arrêtés ministériels en santé.

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«La façon de gouverner, présentement, à coup d’arrêtés ministériels, doit cesser», a déclaré Sylvie Nelson, présidente du Syndicat québécois des employées et employés de service (SQEES-FTQ), en point de presse, lundi.

Depuis le début de la pandémie, en mars 2020, le gouvernement Legault a adopté au moins 155 décrets dans le réseau de la santé, ont déploré les syndicats.

Une centaine de ces arrêtés ministériels iraient même à l’encontre des contrats de travail d’employés, ont-ils dénoncé.

«Les arrêtés ministériels, ça ne donne pas les résultats. On s’enfonce dans la crise», a lancé Josée Marcotte, vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN).

Les leaders syndicaux ont aussi accusé le ministre de la Santé, Christian Dubé, d’écarter les syndicats dans la recherche de solutions à la crise qui sévit actuellement dans le réseau de la santé.

«Le ministre, de son bureau de Québec, a préféré imposer des conditions de vie, des conditions de travail intenables à des milliers de femmes qui se dévouent au quotidien», a critiqué Mme Marcotte.

D'ailleurs, les représentants ont souligné que les problèmes de pénurie de personnel et de rétention des employés du réseau de la santé étaient loin d’être réglés.

«On ferme une urgence après 20 heures. On ferme un département. On déplace la clientèle, les femmes qui doivent accoucher parce que le service n’est plus donné entre telles heures. Ça, c’est plus que parlant», a estimé Claire Montour, présidente de la Fédération de la santé du Québec (FSQ-CSQ).

Les syndicats ont également affirmé étudier la possibilité de porter plainte au Tribunal administratif du travail, car le gouvernement tarde à payer aux travailleurs les montants négociés dans les conventions collectives.

«Le ministre de la Santé a mis le feu dans le réseau et nous demande à nous, les syndicats, de l’éteindre à sa place», a indiqué Nathalie Lévesque, présidente par intérim de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ).

Le bureau du ministre de la Santé dit travailler à décentraliser le réseau afin de se rapprocher davantage du personnel sur le terrain.

On a toutefois ajouté qu’il fallait assurer le bon fonctionnement du réseau tant que la pandémie durait.

D’après les informations d’Andrée Ducharme

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