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Crise des opioïdes: un nouveau record de mortalité en Colombie-Britannique

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Éclipsée par la pandémie de COVID-19, la crise des opioïdes continue malgré tout de faire des ravages en Colombie-Britannique, où un record de plus de 1500 décès a été enregistré depuis le début de l’année. 

En date du 30 septembre, la province avait répertorié 1534 surdoses de drogue mortelles, en route vers un total de plus de 2000 décès en 2021, a indiqué le Bureau du coroner de la Colombie-Britannique mardi. En moyenne, 170 personnes ont péri chaque mois depuis le début de l’année, soit près de 6 décès par jour.

À pareille date l’an dernier, on répertoriait plutôt 1240 décès dus à la consommation de drogue, tandis que l’année 2020 – la plus meurtrière depuis le début de la crise – s’était conclue avec 1736 morts, soit 145 par mois.

«Une fois de plus, nous rapportons un nombre record de décès dans notre province en raison de l’approvisionnement en drogues toxiques. Cette immense perte à briser le cœur est ressentie par des familles et des communautés partout en Colombie-Britannique», a commenté la coroner en chef de la province, Lisa Lapointe.

La grande majorité des décès, soit environ 84%, sont dus à la consommation de fentanyl, un opioïde synthétique 100 fois plus puissant que la morphine. La dangereuse substance est régulièrement utilisée par les revendeurs de drogue pour couper leurs produits, si bien que les consommateurs se retrouvent souvent à prendre du fentanyl à leur insu.

Le nombre de décès liés à la crise du fentanyl avait atteint un premier sommet en 2018 avec 1551 morts, avant de redescendre sous la barre des 1000 décès en 2019. La pandémie, qui a isolé les consommateurs de drogue, a cependant ravivé la crise des opioïdes, qui prend depuis une ampleur inégalée dans la province.