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Le décès de Michel Brûlé officiellement confirmé par le DPCP

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Photo collaboration spéciale Agence QMI, Serge Boire

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Le dossier Michel Brûlé est officiellement clos. Le DPCP a demandé l’arrêt des procédures mardi, après avoir obtenu les documents confirmant que l’éditeur accusé d’agression sexuelle était bel et bien mort au Brésil en mai dernier.

Brûlé devait se présenter devant le juge en mai dernier dans le cadre des observations sur la peine, mais il brillait par son absence tant dans la salle d’audience que via le lien virtuel.

Devant les craintes du DPCP et de sa procureure, Me Valérie Lahaie, que l’accusé tente de se soustraire à la justice, son avocat, Me Charles Brochu, avait assuré le contraire. 

Six jours plus tard, des médias brésiliens rapportaient que l’éditeur, qui demeurait chez son frère à Guarapari, avait fait une chute à vélo, frappant un panneau de signalisation avant de se fracasser la tête contre un arbre et de dévaler dans un fossé. Il ne portait pas de casque à ce moment et serait décédé d’un « traumatisme thoracique ». 

  • Écoutez l'entrevue de Me Charles Brochu avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Documents officiels

Or, le DPCP attendait depuis ce temps les papiers officiels pour confirmer le décès de l’éditeur.

Mardi matin, Me Lahaie a fait savoir au juge Sébastien Proulx qu’elle avait obtenu la confirmation, notamment par un certificat de décès daté du 31 mai ainsi que par un rapport de corrélation des empreintes digitales.  

L’ensemble de ces preuves a convaincu le juge Proulx de clore le dossier. « J’annonce l’arrêt des procédures », a-t-il indiqué.

L’éditeur avait été reconnu coupable de faits qui remontaient à mars 2014. Sa victime l’avait contacté dans l’espoir que l’un de ses livres soit publié par les éditions Les Intouchables.

Dans ce qui devait au départ être « une rencontre d’affaires », la victime a raconté que l’ambiance avait rapidement changé.  

Après une suggestion de l’éditeur de « prendre une douche », la plaignante avait confié que l’homme avait « commencé à l’embrasser dans le cou, [lui] toucher les fesses, les seins et le pubis », précisant avoir réussi à prendre la fuite à ce moment.

Victime identifiée

La victime de Brûlé, l’auteure Jill Côté, a demandé mardi la levée de l’ordonnance de non-publication qui protégeait son identité.

« Je souhaite faire partie d’un projet sur M. Brûlé et c’est la raison pour laquelle je souhaite avoir votre permission de parler », a demandé au juge la plaignante.

Selon nos informations, Jill Côté participerait à un projet de documentaire qui aborderait l’affaire. 

– Avec la collaboration de Kathleen Frenette


Les 5 documents reçus par le DPCP pour confirmer la mort de Michel Brûlé 

Sur le certificat de décès de Michel Brûlé, fourni par son frère, on peut voir que l’homme de 56 ans serait décédé des suites d’un « traumatisme thoracique ».
Photo courtoisie
Sur le certificat de décès de Michel Brûlé, fourni par son frère, on peut voir que l’homme de 56 ans serait décédé des suites d’un « traumatisme thoracique ».

  • Certificat de décès légal daté du 31 mai 2021 
  • Rapport d’identification légale du cadavre  
  • Analyse d’empreintes digitales concordant avec les empreintes récoltées par la cour 
  • Rapport d’identification du cadavre par le frère de M. Brûlé 
  • Confirmation de la remise du corps aux proches par les autorités brésiliennes  

Les documents ont été transmis au ministère public après une demande faite à Interpol, traduits du portugais au français et certifiés grâce à des sceaux prouvant leur authenticité.